Des élèves ingénieurs de l’école des Mines de Nancy inventent la carte de visite connectée

Trois étudiants en deuxième année de l’école d’ingénieurs viennent de mettre sur le marché leur invention. Grâce à une puce insérée, leur carte de visite connectée en bois recyclé permet de transmettre instantanément ses coordonnées à tout possesseur de smartphone.

Leur local a de faux airs de start-up californienne. Au mur, les couleurs de leur entreprise. Les machines à graver ronronnent sous la surveillance d'Antoine Payre, élève ingénieur spécialisé dans les matériaux. Derrière lui, Louis Marion, s’active sur le design des cartes. C’est William Bellity, en charge du codage des cartes, qui fait la démonstration. "En transparence, on voit la puce qui utilise la technologie NFC" explique le jeune étudiant, spécialisé dans l’informatique, "tous les téléphones qui ont un lecteur de puce NFC peuvent donc utiliser notre carte".

A l’approche de celle-ci, le téléphone ouvre directement la fiche contact du possesseur de la carte, "en un clic, on peut l’ajouter à son répertoire".

Entrepreneuriat 2.0

Finies les cartes en papier qui "terminent à la poubelle rapidement" : selon les jeunes entrepreneurs, la carte connectée présente l’avantage de pouvoir être mise à jour à vie : "si on change d’entreprise, ou même si on veut avoir un second profil, on peut mettre à jour ses données et changer son numéro de téléphone, son adresse mail et même son CV".

Les trois étudiants étrennent un dispositif qui a débuté en septembre 2021 au sein de l’école des Mines de Nancy : le parcours entrepreneuriat. Il permet aux étudiants qui veulent développer un projet industriel de pouvoir s’y consacrer un jour et demi par semaine. L’école leur fournit un local, et met à disposition les ressources de son tech lab, le matériel et les connaissances des professeurs et des intervenants.

Le parcours entrepreneuriat concerne une dizaine d’étudiants au sein des Mines de Nancy, pour quatre projets identifiés. Si celui du trio "JustOneCard" est sur le marché, les trois autres sont encore en développement… "et restent confidentiels pour le moment, parce que nos étudiants n’ont pas envie de se faire voler leurs idées" plaisante Thomas Vigneron, en charge de la communication à l’école des Mines de Nancy.

Nous apprendrons seulement que l’un des projets travaille sur la technologie du blockchain et des œuvres d’art numérique, qu’un autre vise à tester et qualifier la composition des matériaux, et que le dernier, une application numérique, "viendra en aide au management dans les collectivités et les entreprises". Tous ont le statut d’étudiants entrepreneurs et bénéficient du soutien du PEEL

JustOneCard revendique quelques centaines de cartes vendues depuis septembre. Leur objectif : 50.000 en 2022, et 500.000 en 2023, "grâce au partenariat avec un industriel français". Même si leur invention peut concerner tout le monde, "nous visons les professionnels, et notamment les grandes entreprises" conclue William Bellity.

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