Don du sang : l'EFS tire la sonnette d'alarme, les donneurs appelés à se mobiliser

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L'Etablissement français du sang alerte sur le manque de donneurs avant la période estivale. Les responsables des centres de prélèvement sont inquiets sur la situation des stocks avant les vacances d'été. Illustration en Lorraine.

C’est un appel à la mobilisation. L’Etablissement français du sang (EFS) a averti, mardi 14 juin, sur le manque de donneurs. D’après l’institut, 30.000 poches manquent à l’appel pour la collecte du don du sang. Face à ces réserves au plus bas, la Lorraine se retrouve aussi avec une faible mobilisation de la population.

"Le mois de juin est important pour nous. Il permet normalement de conforter notre niveau de stock, pour affronter juillet et août", explique Maryse Morel, responsable prélèvement à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Selon elle, "dans la région, nous avons besoin de 1.500 poches tous les jours".

Le niveau actuel resterait trop faible pour affronter l’été. Maryse Morel nous apprend que "nous sommes plutôt sur des niveaux de rentrée scolaire, de début septembre. Ce qui risque de nous mettre en grande difficulté. Nous espérons accueillir plus de donneurs les prochains jours".

Encourager la population au don du sang

2021 a marqué un tournant pour l’Établissement français du sang (EFS) avec des baisses importantes par rapport à l’année précédente. La crise du Covid-19 aurait impacté la progression des dons.

Mais Maryse Morel assure qu’il y a d’autres raisons, comme "le manque de temps, la peur de l’aiguille, du sang. Quand nous donnons notre sang, nous donnons des globules rouges, du plasma, des plaquettes".

Si nous ne réagissons pas maintenant, nous serons sans doute amenés à faire des reports d’opérations non-urgentes

Maryse Morel, responsable prélèvement à Nancy

"Faire un don permet d’être acteur dans un parcours de soin d’un malade. Pour un malade, il n’y a pas de répit". Seulement 4% de la population en âge de donner (18 à 78 ans) effectue un don par an d’après la responsable.

Pour elle, "si nous ne réagissons pas maintenant, nous serons sans doute amenés à faire des reports d’opérations non-urgentes". L’Etablissement français du sang (EFS) alerte pour la deuxième fois à moins de six mois d’intervalle. Le groupe affirme que la France doit retrouver 110.000 poches de sang d’ici la mi-juillet. Le stock est actuellement inférieur à 90.000.