• MÉTÉO
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS

Le grand débat en Lorraine : à suivre ce week-end, sur France 3 et à la radio sur France Bleu

 Francine Dubail de France 3 et Mélanie Juvé de France Bleu présentent l'émission "Dimanche en Politique" sur le grand débat, diffusée sur France 3 Lorraine et France Bleu. / © Jean-Christophe Dupuis-Rémond. France 3 Lorraine.
Francine Dubail de France 3 et Mélanie Juvé de France Bleu présentent l'émission "Dimanche en Politique" sur le grand débat, diffusée sur France 3 Lorraine et France Bleu. / © Jean-Christophe Dupuis-Rémond. France 3 Lorraine.

France Bleu et France 3 Lorraine s’associent ce week-end pour vous faire vivre le Grand Débat National en Lorraine à travers une édition spéciale. Cette émission sera diffusée à la radio le samedi 9 février à 12 h et le dimanche 10 février à 11h25 sur France 3 Lorraine.
 

Par Francine Dubail

A l'occasion du "grand débat national",  France 3 et France Bleu Lorraine font le point sur les propositions faites autour d’une thématique unique : la place des services publics dans nos territoires.
Cette édition spéciale est à suivre le samedi 9 février à midi sur France Bleu et le dimanche 10 février à 11h25 sur France 3 Lorraine.

l'Etat et les services publics : état des lieux 

Durant 26 minutes, Francine Dubail de France 3 et Mélanie Juvé de France Bleu recoivent des organisateurs de débats autour de l’organisation de l’Etat et des services publics. Quatre invités venus des quatre départements lorrains sont présents sur le plateau.

Ils ont tous organisés des débats, et feront ensemble un point sur les attentes et les propositions des Lorrains :
  • Comment maintenir et améliorer les services publics ?
  • Quelles sont les premières propositions en matière de transports, d’accès aux soins, ou encore d’enseignement ?
Tous viendront témoigner du quotidien de leurs concitoyens et de la place des services publics dans leurs territoires.

Un grand débat diversement suivi

L'accès aux informations sur les débats mis en place localement n'est pas simple, nous l'avons expliqué dans un article cette semaine (à lire ici). Mais ce n'est sans doute pas la seule raison au fait que, si certaines réunions publiques ont connu un vrai succès, d'autres n'ont pas attiré les foules.
  • 150 personnes se sont par exemple déplacées à la mairie des Voivres dans les Vosges. Les habitants des 13 communes avoisinantes étaient invités à y participer, rappelle Michel Fournier, président des maires ruraux des Vosges.
  • Dans le département de la Meuse à Etain, c’est un médecin, Yves Dhyvert, installé depuis plus de 40 ans sur la commune qui a choisi de jouer les maîtres de cérémonie chaque mardi soir. Et là seulement 20 à 25 personnes étaient présentes lors de la première réunion.
  • A Yutz, en Moselle, le maire Bruno Sapin avait vu grand en prévoyant une salle de 300 personnes. Mais seulement une soixantaine d'habitants sont venus.
  • Comme à Hudiviller en Meurthe-et Moselle.

Où, comme partout le plus souvent,

"les échanges ont été courtois",

signale madame le maire Véronique Del Fabro.
 

L’accès aux soins doit être une priorité

Tous les citoyens sont unanimes, l’accès à la santé est une vraie difficulté dans les zones rurales.   
Avoir un médecin traitant, obtenir rapidement un rendez-vous, accéder à des soins médicaux spécialisés dans un délai raisonnable, voilà les attentes qui ont été exprimées dans les différents débats. Les citoyens n’admettent pas qu’il soit si compliqué de consulter un spécialiste quand on habite en campagne.

Pour faire face à la pénurie de médecins, il faut fixer des quotas de généralistes en fonction du nombre d’habitants

propose le maire de Le Voivres dans les Vosges

Moi je suis médecin, et je propose que les généralistes soient obligés de prendre des internes en formation, et qu’ensuite ces internes s’installent dans les campagnes durant quelques années avant de choisir leur lieu d’installation définitif

complète Yves Dhyvert venu d'Etain.

A Yutz, nous avons choisi pour les attirer une aide à l’installation de 20 000 euros, mais pour l’instant nous n’avons pas encore trouvé.

La problématique de l’éducation en milieu rural  

Comme les enfants qui vivent en zone urbaine dans certains quartiers les élèves en zone rurale se trouvent souvent en situation de précarité, en raison de la pauvreté alors pourquoi ne pas bénéficier des mêmes dispositifs ?

Nous sommes un des territoires les plus pauvre du Grand Est et nous sommes obligés de fermer des classes, pourquoi ne pas admettre que 12 élèves par classe dans des territoires pauvres ce ne soit pas possible?

déclare Michel Fournier maire de Les Voivres dans les Vosges.

Fracture numérique

A Hudiviller, commune de 300 habitants, ceux qui se sont exprimés sont essentiellement des retraités qui estiment ne pas avoir accès aux services publics dont ils ont besoin. Ils demandent davantage de services mais en payant moins d’impôts.

Autre inégalité pointée lors de ce débat. Les citoyens sont inégaux face au numérique. La dématérialisation des démarches administratives inquiètent de plus en plus. Dans les campagnes beaucoup de personnes restent éloignées du numérique en raison d’un manque de maitrise des outils et d’un mauvais réseau.

"Le développement du numérique est perçu comme une  nouvelle inégalité, et bon nombre de personnes demandent qu’elles soient accompagnées dans leurs démarches administratives".

Tous les participants ont rappelé que les citoyens qui sont venus s’exprimer lors des débats attendent beaucoup, ils espèrent tous que cela va servir à quelque chose.

Une émission spéciale  à revoir ici dans son intégralité.
Grand débat en Lorraine : émission spéciale France Bleu et France 3

A lire aussi

Sur le même sujet

EDR - le mouvement anti-spéciste

Les + Lus