Nancy : La BD se fait son propre salon à la Parenthèse pendant le Livre sur la place

C’est un peu le "off" du Livre sur la Place qu’organise la librairie nancéienne la Parenthèse à partir du vendredi 11 septembre. Faute de chapiteau cette année, elle invite les auteurs et les éditeurs de BD en sa demeure, en parallèle du salon pendant les 10 jours.
 
Librairie La Parenthèse
Librairie La Parenthèse © France Télévisions / Laura Poli
Le Livre sur la place, privé de son chapiteau cette année, prive aussi les auteurs de BD de leurs rencontres avec le public. En cette année de la BD, c’est un peu dommage. À la Parenthèse, comme dans d’autres librairies de Nancy d’ailleurs, l’idée a germé de faire son propre salon pendant les 10 jours, du 11 au 20 septembre tout en participant aussi à la programmation officielle. 

 Il y a une attente du public de ce rendez-vous et de ses rencontres avec les auteurs, de ses dédicaces. En bande dessinée, les gens sont très attachés à cela. 

Stéphane Godefroid, directeur de la librairie la Parenthèse

Une 40aine d’auteurs invités à la Parenthèse

Alex W. Inker qui vient de publier "Un travail comme un autre" et  Lucas Harari "La dernière rose de l’été", tous les deux sont invités le jeudi dans la soirée "Sarbacane". "L’éditeur vient avec tous ses auteurs qui ont une sortie ce semestre" précise Stéphane Godefroid, le directeur de la Parenthèse.  Il faudra aussi compter avec Jean-Baptiste Morvan qui adapte un texte de Roland Dorgelès, "Les Croix de Bois" (Albin Michel) avec le dessinateur Facundo Percio.

Baru l'incontournable

L’incontournable Baru… Avec son livre "Bella Ciao" (vidéo), le premier tome de sa trilogie consacrée aux Italiens. "Il nous en parle depuis plus de 10 ans. C’est un livre très important pour lui." (Stéphane Godefroid). Avec une exposition à L’Autre Canal, une rencontre avec Nicolas Mathieu dans le cadre de la programmation officielle, mais aussi une soirée dédicace à la parenthèse le vendredi 18, Baru, sera très présent dans le "in" comme dans le "off" de cette 42e édition du Livre sur la place
Chez les auteurs lorrains de BD, on peut aussi rencontrer Thierry Martin dans une forme un peu singulière "une battle dessinée". Face à Florence Dupré la Tour, il entrera dans l’arène de la Médiathèque samedi 12 septembre pour relever des défis dessinés. Le tout en musique, avec Antoine Arlot, en live, au saxophone. Un duel qui sera suivi d’une rencontre dédicace à la Parenthèse. Jochen Gerner, lui, investira le Musée des Beaux-Arts pour une rencontre dédicace le lundi à 18h. 

Le mercredi, jour des enfants

La librairie la Parenthèse compte sur les parents. Les plus jeunes pourront rencontrer Libon auteur des  "Cavaliers de l'apocadispe", le nom que ces gamins ont trouvé pour leur "club des trois".
À ne pas manquer aussi Anne Didier  et son personnage Anatole Latuile et pour les adolescentes, Justine Cunha  et sa  série "Dans les yeux de Lya"

La BD jusqu’au bout de la nuit. 

Pour permettre au public d'échanger avec les auteurs tout en respectant les règles sanitaires du moment, les rencontres se feront sur de larges plages l’après-midi, et même en soirée. La librairie restera ouverte jusqu’à 21h tous les jours pendant les dix jours du salon. 

J’ai pris un appart’ à Nancy pendant une semaine. J’habite dans les Vosges. Et on va fermer tard tous les jours, sur le planning jusqu’à 21 heures. 

Stéphane Godefroid, directeur de la librairie la Parenthèse

Stéphane Godefroid ne s’interdit pas de sortir quelques tables devant la librairie si le temps le permet. "Je me réserve une part d’improvisation. S'il y a du soleil pourquoi ne  pas installer des auteurs à l’extérieur".

2020, l’année de la BD

La France aime le 9e art. C’est le site du ministère de la Culture qui le dit. L’Année nationale de la BD est d’ailleurs prolongée jusqu'en juin 2021.  Pour les librairies spécialisées en BD, comme pour les librairies en général… C’est une année difficile.  Pour Stéphane Godefroid, il faut s’adapter. "L’année de la BD ne nous a pas trop porté chance. J’ai compris que ce serait une mauvaise année. On a perdu beaucoup d’argent. Il n’y aura pas non plus les 180.000 visiteurs et le chapiteau du Livre sur la place. C’est comme ça. On ne peut rien y faire. Mais au moins organisons des trucs qui nous plaisent. Passons des moments sympathiques avec des gens qui font des bons bouquins. Pour moi, c’est vraiment cela qui prime."

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
région grand est culture bande dessinée livres