Nancy : cinq Colombiens interpellés pour le vol d'un million d'euros de matériel médical à la polyclinique de Gentilly

Dans la soirée du 18 novembre, des individus masqués avaient dérobé du matériel endoscopique dans la polyclinique de Gentilly à Nancy. Le préjudice s'élevait à un million d'euros. Cinq ressortissants colombiens ont été interpelés au Luxembourg et placés en détention provisoire. Tout le matériel a été récupéré.

Cinq ressortissants colombiens ont été interpellés à Livange (Luxembourg) il y a quelques jours. Ils sont suspectés d'avoir volé pour un million d'euros de matériel médical à la polyclinique de Gentilly à Nancy. 

Dans la soirée du 18 novembre 2022, quatre hommes et une femme s'étaient introduits dans l'établissement. Les visages dissimulés sous des casquettes et des masques, ils en étaient ressortis avec du matériel endoscopique, dont 18 machines d'une valeur de 30.000 euros pièce. 

Quatre jours plus tard, l'intégralité de ces appareils médicaux servant notamment à la visualisation d'opérations chirurgicales intrusives et de micro chirurgie a été interpelé dans un bureau de poste d'Arlon en Belgique. Le matériel qui avaient été conditionnés dans quatre colis, sensés contenir des pièces de nettoyeurs haute pression, devaient s'envoler pour Bogota en Colombie.

Groupe criminel

"Les échanges opérationnels entre les trois services de police judiciaire français, belge et luxembourgeois ont rapidement permis d’aboutir à l’identification d’un groupe criminel de cinq malfaiteurs colombiens", explique le parquet de Nancy. 

Les cinq Sud-Américains ont alors été localisés dans une auberge de jeunesse située à Livange (Luxembourg). Ils y ont été interpellés par la police du Grand-Duché le 24 novembre. Les perquisitions menées dans leurs chambres respectives ont permis la découverte des sacs, valises et vêtements utilisés lors du vol et remarqués sur les images de vidéosurveillance de la Polyclinique de Gentilly.

Le 5 décembre, les cinq individus ont été remis par les autorités judiciaires luxembourgeoises aux autorités judiciaires françaises. Mis en examen pour vol en bande organisée et d’association de malfaiteurs, ils ont été placés en détention provisoire.