Nancy : les sages-femmes sont en grève et demandent une reconnaissance de leur travail

En Lorraine, après un appel national à la grève, les sages-femmes sont en grève du vendredi 24 au dimanche 26 septembre. Elles réclament une reconnaissance de leur compétence et aussi plus de personnel en salle d'accouchement.

Dans leurs revendications, les sages-femmes demandent plus de personnel pour la sécurité des patientes, et aussi plus de reconnaissance en regard de leurs compétences. "Oui, on réclame plus de personnel en salle d’accouchement", dit Samia, sage-femme à la clinique Majorelle à Nancy et déléguée syndicale CGT.

On a d’autres responsabilités et plus d'obligations parce qu’il y a un manque de gynécologues.

Samia, sage-femme à Nancy

Ainsi, suite à un appel national, en Lorraine, leur troisième mouvement de grève depuis le début de l'année a débuté le vendredi 24 septembre 2021. Il se terminera dimanche 26 septembre.

Des salaires trop bas et un manque d’effectifs

En deux ans, c'est la sixième fois que Samia se mobilise pour ce qu'elle appelle "le plus beau métier du monde".
"Normalement, sur le planning, une femme qui accouche est suivie par une sage-femme. Mais là comme il n’y a que deux ou trois sages-femmes de garde, souvent on est en sous-effectif. Donc on manque de monde. Ici, à la polyclinique Majorelle, il faut reconnaître que la direction a ajouté une sage-femme de garde en cas de besoin", ajoute Samia.

Les sages-femmes se considèrent comme les grandes oubliées du Ségur de la santé.
Dans un rapport de l'inspection des affaires sociales, plusieurs pistes sont avancées pour l'évolution de leur profession. Mais selon Samia, les représentantes des sages-femmes sont unanimes pour considérer que dans ce rapport, "sur le fond, il y a du bon et du moins bon". Elle ajoute : "Olivier Véran, le ministre de la santé, a expliqué la semaine dernière que sage-femme est une spécialité médicale. Mais dans les textes et donc dans les compensations financières, cela ne se suit pas. Et donc, au fil du temps, on a d’autres responsabilités et plus d'obligations parce qu’il y a un manque de gynécologues".

Les sages-femmes qui travaillent à l'hôpital recevront, à partir de janvier 2022, une prime de 100 euros nets et une hausse de salaire d'environ 100 euros bruts par mois.
 

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