"Pépinière en vert" à Nancy : conseils de pro pour réussir son jardinage d’automne

C’est le retour de l'événement annuel "Pépinière en vert" ce week-end au parc de la Pépinière de Nancy (Meurthe-et-Moselle). À l’approche de l’automne, les jardiniers en herbe et les professionnels sont réunis autour de leur passion du végétal. Retrouvez leurs conseils pour cet automne.
En automne, les rosiers sont des incontournables.
En automne, les rosiers sont des incontournables. © Inès Pons-Teixeira

Le long des allées, une multitude de plantes sublime le havre de verdure de La Pépinière, ou Pep’ pour les intimes, ancienne pépinière royale fondée par Stanislas et transformée en parc public au XIXe siècle. Pour cette 16ème édition de "Pépinière en vert”, horticulteurs, pépiniéristes, maraîchers et autres amoureux des plantes se sont réunis les 4 et 5 septembre 2021 pour présenter leurs activités et produits. Retrouvez quelques conseils, glanés sur place auprès des professionnels, afin d’embellir votre jardin ou votre intérieur cet automne.

Quelles plantes choisir en automne ?

À l’approche de l’automne, les températures s’apprêtent à baisser et les jours à raccourcir. C’est la fin des beaux jours, pourtant votre extérieur ou votre jardin peuvent tout à fait garder de leur superbe et il ne faut pas avoir peur de planter, comme l'explique Anthony Cuny, 38 ans, pépiniériste à la Pépinière Cuny de Bainville-aux-Miroirs (Meurthe-et-Moselle): “On fait des plantes d’extérieur acclimatées qui peuvent supporter jusqu’à -20 degrés. Le mois le plus dangereux est le mois de février, donc on a un peu le temps. À la fin de l’été, on peut aussi préparer son potager”.

Anthony Cuny et sa compagne Elisabeth De Miguel, pépiniéristes à la Pépinière Cuny de Bainville-aux-Miroirs (Meurthe-et-Moselle).
Anthony Cuny et sa compagne Elisabeth De Miguel, pépiniéristes à la Pépinière Cuny de Bainville-aux-Miroirs (Meurthe-et-Moselle). © Inès Pons-Teixeira

En automne, les graminées et les hortensias sont des incontournables. On arrive à la période à laquelle on peut tout planter, arbustes, vivaces, rosiers, heuchères, entre autres.

Anthony Cuny, pépiniériste à la Pépinière Cuny de Bainville-aux-Miroirs (Meurthe-et-Moselle)

“En automne, les graminées et les hortensias sont des incontournables. On arrive à la période à laquelle on peut tout planter, arbustes, vivaces, rosiers, heuchères, entre autres. C’est une très bonne période en production, c’est la période à laquelle les plantes sont les plus belles, le choix est très varié”, explique, enthousiaste, l’ancien paysagiste. 

Pour cette 16ème édition de "Pépinière en vert” à Nancy, horticulteurs, pépiniéristes, maraîchers et autres amoureux des plantes se sont réunis les 4 et 5 septembre 2021.
Pour cette 16ème édition de "Pépinière en vert” à Nancy, horticulteurs, pépiniéristes, maraîchers et autres amoureux des plantes se sont réunis les 4 et 5 septembre 2021. © Inès Pons-Teixeira

Faire son propre compost pour nourrir ses plantes

“Le compost c’est un amendement organique qui va nourrir les plantes, on reproduit naturellement ce que fait la forêt”, explique Thomas Borne, maître composteur à la Métropole du Grand Nancy. Pour faire son propre compost, il faut d’abord choisir un bac à compost adapté et bien ventilé, puis le remplir de couches successives de végétaux secs (comme des feuilles ou des brindilles) et de déchets humides (comme de l'herbe et des épluchures de légumes). Il faut ensuite environ six mois à un an pour le récolter.

Pour faire son compost, il faut varier les déchets mous et humides et les déchets durs et secs.
Pour faire son compost, il faut varier les déchets mous et humides et les déchets durs et secs. © Inès Pons-Teixeira

Le composteur aime la variété et l’air. On y met déchets du jardin et déchets de cuisine, il faut varier les déchets mous et humides et les déchets durs et secs.

Thomas Borne, maître composteur à la Métropole du Grand Nancy

“Le composteur aime la variété et l’air. On y met déchets du jardin et déchets de cuisine, il faut varier les déchets mous et humides et les déchets durs et secs. On peut fabriquer soi-même son composteur, en acheter auprès de la Métropole qui le subventionne à hauteur de 50%, ou encore s’en procurer un dans le commerce”, ajoute le maître composteur. Le coût d’un composteur varie entre 15 euros et 30 euros en moyenne et peut aller jusqu’à 100 euros pour certains grands modèles en bois naturel.

Le coût d’un composteur varie entre 15 euros et 30 euros en moyenne et peut aller jusqu’à 100 euros pour certains grands modèles en bois naturel.
Le coût d’un composteur varie entre 15 euros et 30 euros en moyenne et peut aller jusqu’à 100 euros pour certains grands modèles en bois naturel. © Inès Pons-Teixeira

Poussés par les périodes de confinement, les Français renouent avec le vert et la nature. Selon plusieurs études, qu’ils habitent en ville ou à la campagne, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir passer plus de temps à s’occuper de leur jardin, de leur potager ou de leurs plantes.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
jardinage loisirs sorties et loisirs jardins nature écologie environnement