Tué devant sa famille pour une dette d'argent à Tomblaine : garde à vue prolongée

Le lieu du drame. la victime s'est écroulée sur son volant à hauteur du numéro six de la rue Pasteur, à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle). / © FTV
Le lieu du drame. la victime s'est écroulée sur son volant à hauteur du numéro six de la rue Pasteur, à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle). / © FTV

La garde à vue de Gabriel G., 17 ans, qui a tué Kévin Mathis devant sa compagne et ses trois enfants, a été prolongée dimanche soir. La victime, âgée de 23 ans, a été tuée de cinq coups de couteau, samedi 24 mars, vers 19 h 30 rue Pasteur à Tomblaine, près de Nancy.

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

Samedi 24 mars 2018, vers 19h30, rue Pasteur à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), Kévin Mathis, assis au volant de sa voiture dans laquelle se trouvent également sa compagne et ses trois enfants, interpelle Gabriel G.

Il lui demande quand ce dernier compte lui rembourser la somme d'argent qu’il lui doit.

Des propos virulents sont échangés avant que Gabriel G. sorte un couteau et frappe avec le conducteur qui tente à ce moment de sortir de son véhicule.

"Il porte plusieurs coups à la victime, toujours assise sur son siège." François Pérain, le procureur de la République.
 

Cinq coups de couteau​

Frappé d'au moins cinq coups de couteau, Kevin Mathis tente de s'enfuir avec sa voiture, avant de s'effondrer sur le volant, quelques mètres plus loin, frappé à mort.
C'est un voisin qui sortira les trois enfants du couple de la voiture. Ces derniers, témoins de la scène, sont âgés de quatre ans, deux ans et sept mois.

Tandis que les pompiers tentent en vain de venir en aide à la victime, la police part à la poursuite du meurtrier qui s'est réfugié chez des proches, à Tomblaine. Interpellé, il a été placé en garde à vue ainsi que des amis et sa compagne.

Menacé de mort par la famille de la victime

Gabriel G. , qui ne sera majeur que dans quelques jours, était activement recherché par la famille et les amis de sa victime, appartenant comme lui à la communauté des gens du voyage.
Ces derniers souhaitaient manifestement rendre justice eux-même, comme en témoignent certains écrits, que nous avons pu constater sur les réseaux sociaux. 

 

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