Bure : échauffourées entre anti-nucléaires et forces de l'ordre

Affrontements entre les anti-nucléaires et forces de l'ordre lors d'une manifestation interdite / © France 3 Lorraine
Affrontements entre les anti-nucléaires et forces de l'ordre lors d'une manifestation interdite / © France 3 Lorraine

« Hulot m’a radicalisé »

C’est derrière ce slogan que les militants ont choisi de défiler entre Bure et Mandres-en Barrois en direction du bois Lejuc .
Certains avaient décidé de cacher leur visage derrière un masque ou une cagoule.

Par Francine Dubail




Avec cette  banderole, les opposants ont décidé d'ouvrir le cortège, un cortège en direction du Bois Lejuc.

Pour le collectif les ZIRAdiés ce sont des années de non-dialogue qui ont rendu les opposants radicalement déterminés .

Sur place, un important dispositif de sécurité était déployé.

10 fourgons de gendarmes mobiles , un hélicoptère et un drone.
Bure : affrontements entre anti-nucléaire et forces de l'ordre


Les manifestants ont engagé une marche vers la forêt évacuée, ainsi que la construction d’une "vigie" sur un terrain prêté à la lisière du bois.

Pour empêcher la construction de cette vigie, les forces de l’ordre sont intervenues pour faire reculer les manifestants en employant  des gaz lacrymogènes .

Des affrontements ont eu lieu à la lisière du bois Lejuc, dix jours après son évacuation musclée.

Approchant à travers les champs du bois Lejuc, des opposants ont lancé des projectiles
en direction  des forces de l'ordre qui bloquaient l'accès à la forêt.

Les gendarmes ont répliqué en lançant des grenades lacrymogènes.

De son coté, Sébastien Lecornu secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique  a rappelé 


« Je redis à ceux et celles qui sont engagés dans un combat contre ce projet #Cigéo, combat légal dans le cadre d'un État de droit, que l'État et le gouvernement sont à leur écoute et à leur disposition pour échanger sur notre projet. »




Le matin , certains opposants  avaient choisi de se retrouver dans une grange  près de la mairie Mandres-en-Barrois pour tenir des discussions entre les différents comités d’opposants .

Les autorités annonçaient 700, au final, ils étaient environ 300  opposants au projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaire réunis malgré l’interdiction décidée par la préfecture de la Meuse .

La préfecture de la Meuse avait décidé de prendre un arrêté  jeudi soir, interdisant "toute manifestation"  samedi et dimanche dans le secteur, une décision prise par crainte de "troubles graves à l'ordre public".

Samedi 3 mars 2018, en fin de matinée, le tribunal administratif de Nancy a rejeté le référé liberté déposé par le réseau Sortir du Nucléaire .

Malgré la décision de justice les opposants ont décidé de maintenir leur action mettant en avant que leur rassemblement était prévu depuis plusieurs mois.

Il y a 10 jours , le 22 février 2018 pas moins de 500 gendarmes et des hélicoptères  avaient été mobilisés pour l’évacuation  d’une quinzaine de zaddistes installés dans le bois Lejuc.

Le site de Bure a été choisi en 1998 pour accueillir un laboratoire souterrain.
Le bois Lejuc qui s’étend sur 221 hectares a été retenu pour installer les cheminées d’aération du laboratoire.

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