Bure : échauffourées entre anti-nucléaires et forces de l'ordre

« Hulot m’a radicalisé »

C’est derrière ce slogan que les militants ont choisi de défiler entre Bure et Mandres-en Barrois en direction du bois Lejuc .
Certains avaient décidé de cacher leur visage derrière un masque ou une cagoule.

Affrontements entre les anti-nucléaires et forces de l'ordre lors d'une manifestation interdite
Affrontements entre les anti-nucléaires et forces de l'ordre lors d'une manifestation interdite © France 3 Lorraine



Avec cette  banderole, les opposants ont décidé d'ouvrir le cortège, un cortège en direction du Bois Lejuc.

Pour le collectif les ZIRAdiés ce sont des années de non-dialogue qui ont rendu les opposants radicalement déterminés .

Sur place, un important dispositif de sécurité était déployé.

10 fourgons de gendarmes mobiles , un hélicoptère et un drone.
Bure : affrontements entre anti-nucléaire et forces de l'ordre ©France 3 Lorraine


Les manifestants ont engagé une marche vers la forêt évacuée, ainsi que la construction d’une "vigie" sur un terrain prêté à la lisière du bois.

Pour empêcher la construction de cette vigie, les forces de l’ordre sont intervenues pour faire reculer les manifestants en employant  des gaz lacrymogènes .

Des affrontements ont eu lieu à la lisière du bois Lejuc, dix jours après son évacuation musclée.

Approchant à travers les champs du bois Lejuc, des opposants ont lancé des projectiles
en direction  des forces de l'ordre qui bloquaient l'accès à la forêt.

Les gendarmes ont répliqué en lançant des grenades lacrymogènes.

De son coté, Sébastien Lecornu secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique  a rappelé 


« Je redis à ceux et celles qui sont engagés dans un combat contre ce projet #Cigéo, combat légal dans le cadre d'un État de droit, que l'État et le gouvernement sont à leur écoute et à leur disposition pour échanger sur notre projet. »




Le matin , certains opposants  avaient choisi de se retrouver dans une grange  près de la mairie Mandres-en-Barrois pour tenir des discussions entre les différents comités d’opposants .

Les autorités annonçaient 700, au final, ils étaient environ 300  opposants au projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaire réunis malgré l’interdiction décidée par la préfecture de la Meuse .

La préfecture de la Meuse avait décidé de prendre un arrêté  jeudi soir, interdisant "toute manifestation"  samedi et dimanche dans le secteur, une décision prise par crainte de "troubles graves à l'ordre public".

Samedi 3 mars 2018, en fin de matinée, le tribunal administratif de Nancy a rejeté le référé liberté déposé par le réseau Sortir du Nucléaire .

Malgré la décision de justice les opposants ont décidé de maintenir leur action mettant en avant que leur rassemblement était prévu depuis plusieurs mois.

Il y a 10 jours , le 22 février 2018 pas moins de 500 gendarmes et des hélicoptères  avaient été mobilisés pour l’évacuation  d’une quinzaine de zaddistes installés dans le bois Lejuc.

Le site de Bure a été choisi en 1998 pour accueillir un laboratoire souterrain.
Le bois Lejuc qui s’étend sur 221 hectares a été retenu pour installer les cheminées d’aération du laboratoire.
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