Fin de la COP21 : la préfecture fait sauter le bouchon !

Le bouchon de Zoufftgen va retrouver un aspect plus "ordinaire". / © France 3 Lorraine
Le bouchon de Zoufftgen va retrouver un aspect plus "ordinaire". / © France 3 Lorraine

Soulagement pour les frontaliers qui empruntent l'A31 vers Luxembourg tous les matins. Ce week-end, les barrages de filtrage ont été levés. Le contrôle renforcé avait été instauré après les attentats de Paris, mais aussi à l'occasion de la COP21... Des contrôles ponctuels restent possibles.

Par Benoît de Butler

Cela s'est passé dans une certaine discrétion. La Préfecture de Région n'a pas souhaité communiquer, au nom du "devoir de réserve" en plein week-end électoral. Toujours est-il que les balises orange destinées à resserrer la circulation sur une seule file ont disparu. Les usagers de l'A31 - l'une des autoroutes les plus empruntées en France - retrouvent des conditions de circulation "normales".
Le filtrage avait été mis en place le 17 novembre. Un dispositif avait été prévu à l'occasion de la COP21 et de son ballet de chefs d'Etat et de diplomates. Mais c'est surtout les attentats du 13 novembre qui avaient motivé ce contrôle renforcé. Bien accepté dans l'émotion post-attentats, il commençait à être pénible pour les milliers d'usagers quotidiens, notamment les travailleurs frontaliers. Certains jours, les bouchons atteignaient vingt kilomètres !
Contrôles aux frontières : une expérience instructive / © France 3 Lorraine
Contrôles aux frontières : une expérience instructive / © France 3 Lorraine
La clôture de la COP21 fournit donc l'alibi pour la levée du dispositif au bout de quatre semaines. Un dispositif qui pesait lourd aussi dans la mobilisation d'effectifs de police qui ne sont pas infinis. 
Pour autant, l'état d'urgence n'est pas levé. Nacer Meddah, préfet de Région, avait annoncé que les contrôles aux frontières "s'inscriraient dans la durée". Ils prendront la formes de contrôles aléatoires, au coup par coup.
Politiquement, le mois écoulé a été une expérience grandeur nature à l'heure où l'ouverture des frontières fait débat. 160.000 Français, dans l'Est, franchissent les frontières tous les jours pour aller travailler.

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