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Congrès fondateur des “Patriotes” à Arras : l'heure de vérité pour Florian Philippot ?

Florian Philippot. / © France Télévisions
Florian Philippot. / © France Télévisions

Dimanche 18 février, Arras (Pas-de-Calais) accueille "l'événement fondateur" du mouvement Les Patriotes, issu de la rupture de Florian Philippot avec le Front National. L'occasion de s'éloigner de l'extrême-droite ? En tout cas de compter ses troupes...

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

Ils sont jeunes et ils aiment les réseaux sociaux : ce sont les premières indications qu'un rapide tour du web donne sur les adhérents du dernier mouvement politique français en date, Les Patriotes.
Fondé par l'ex dirigeant du Front National Florian Philippot après sa rupture avec le FN, le mouvement, qui se présente comme plus souverainiste que d'extrême-droite, tient son congrès fondateur à Arras (Pas-de-Calais), ce dimanche 18 février 2018.

Congrès fondateur

Cinq mois après sa rupture avec Marine Le Pen, intervenue le 21 septembre 2017, l'élu mosellan et son nouveau mouvement vont permettre aux observateurs de tenter de comprendre leur positionnement sur un échiquier de droite, voire d'extrême-droite, déjà bien rempli par les partis officiels et coteries plus ou moins officieuses.
Et notamment Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan, le Parti de la France de l'ex-FN Carl Lang ou encore le mouvement porté à la dernière présidentielle par François Asselineau.

Le mètre-étalon de l'influence réelle et à venir étant, comme toujours, le nombre d'adhérents présents et les soutiens affichés lors de ce congrès.

Soutenu dans le Grand Est où il a obtenu ses premiers élus par la scission avec le groupe Front National, Florian Philippot annonce 6.500 adhérents et en espère cinq cents présents ce dimanche à Arras, ainsi que de nombreux élus.

Le leader des patriotes, qui comme lorsqu'il portait sur les plateaux de télévision la parole du Fn, réclame toujours

la limitation de l'immigration et le retrait de la France de l'Union européenne.


Pour lui, ce Frexit est "un moyen pour rétablir l'emploi et le pouvoir d'achat et permettre d'augmentation des salaires et des retraites".

Des adhérents mais peu d'électeurs

Mais si les adhérents ont fait le déplacement en ce week-end post Saint-Valentin, les électeurs eux se font pour l'instant plutôt rare.
De fait, les preuves d'amour n'ont pas vraiment rempli les urnes lors des deux derniers scrutins qui se sont tenus il y a quelques semaines dans le Val-d'Oise et à Belfort. Moins de bulletins pour les candidats "Canada dry" des Patriotes que pour ceux du Front National.

Marine Le Pen évoque "un parti mort-né, sans leader, sans partisan et sans espace pour se positionner".

Un syndrome Mégret ?

Les patriotes ne sont pas le premier avatar issu d'une scission avec le Front National. Déjà en 1998, Bruno Mégret avait tenté de faire cavalier seul en emmenant avec lui les moins extrémistes des adhérents du FN.
Et ils avaient été nombreux à le suivre.
Avant de finalement revenir, pour une grande partie d'entre-eux, dans le giron du mouvement présidé alors par Jean-Marie Le Pen...

Le couperet des Européennes

L'avenir dire ce qu'il adviendra de cette nouvelle tentative dans une période où Marine Le Pen doit répondre en interne aux tiraillements entre les nostalgiques de son père et ceux qui veulent un Front National plus dans son époque.

Les Européennes de 2019 seront sans nul doute un bon indicateur de l'avenir potentiel des Patriotes.
Dans des élections qui voient le retour à un mode de scrutin par liste nationale.

Trois d'entre-eux remettront en jeu le mandat obtenu à l'époque sous l'étiquette Front National : Mireille d'Ornano, Sophie Montel et bien sûr Florian Philippot...

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