Creutzwald : une navette autonome à l'essai pour les travailleurs transfrontaliers

Depuis la mi-juillet, il est possible pour les travailleurs transfrontaliers de franchir gratuitement la frontière sarroise, pour se rendre au travail… en navette autonome.
© Emmanuel André

Passer la frontière franco-allemande en voiture, sans toucher les pédales, ni le volant, et en une vingtaine de minutes, c’est désormais possible pour les quelques 400 travailleurs transfrontaliers français. Depuis début Juillet 2021, un service de navettes autonomes leur est proposé au départ de la gare routière de Creutzwald (Moselle), pour se rendre dans une des entreprises d’Uberherrn centre, ou bien dans les zones industrielles du Häsfeld, ou du Langwies (Allemagne).

Ce service de transport est proposé à partir de 5h du matin, jusque 23h30 le soir, aux travailleurs transfrontaliers en provenance de France et exerçant leur profession en Allemagne. Pour le moment, l'utilisation de la navette autonome est gratuite, et une inscription préalable est nécessaire auprès d'Isabelle Rösler, l'une des responsables du projet. 

Le véhicule s'adapte à nos horaires de travail

Angélique, employée en Allemagne

"Quand on n’a pas le permis, ce n’est pas évident pour se rendre au travail, il faut compter sur une collègue, ou bien prendre le vélo" explique Angélique, employée en Allemagne pour qui la mise à disposition de cette navette est synonyme de praticité "ce qui est encore plus pratique, c'est que le véhicule s'adapte à nos horaires de travail, donc si on est du matin ou du midi, il y a moins de soucis à se faire"

Sally et Jack

Baptisée Sally et Jack, les deux véhicules Tesla modèle X mis à la disposition des transfrontaliers peuvent transporter jusqu’à six personnes à la fois, chauffeur compris. En effet, si les navettes sont entièrement autonomes, un chauffeur est toutefois obligatoire à bord, à la fois pour superviser le véhicule, mais aussi pour en reprendre le contrôle à tout moment.

Mise en place conjointement par le ministère de l’économie Sarrois, des universités françaises, luxembourgeoises et allemandes, cette expérience de trajet intervient dans le cadre du programme européen Interreg, visant à promouvoir la coopération entre les régions européennes.

Débuté en 2019, le projet financé par l’union européenne a pour but de penser un nouveau mode de transport aux français qui se rendent de l’autre côté de la frontière franco-allemande tous les jours pour aller travailler « on souhaite proposer une sorte de guide aux opérateurs de transports pour qu’ils sachent quelles démarches sont à suivre pour mettre en place un tel service », explique Isabelle Rösler, l’une des responsables du projet.

© Emmanuel André

Cette expérimentation de transport devrait durer trois mois, mais le projet prendra fin en septembre 2022. Il pourrait être élargie au grand public, si l’expérience devient concluante.

Pour vous inscrire, vous pouvez contacter Isabelle Rösler via l'adresse mail suivante : isabelle.roesler@htwsaar.de

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