Dépolluer les sols grâce aux plantes, cet ancien site industriel mène une expérience inédite

Des jardins au milieu d’une cathédrale d’acier. C’est le défi relevé par des chercheurs de l’Université de Lorraine, pour faire de l’U4, une ancienne friche industrielle, un site pilote en matière de dépollution des sols par les plantes.

En mars 2022, la Communauté d’agglomération du Val de Fensch et l’Université de Lorraine ont lancé la création des Jardins de Transformation sur la friche industrielle du Parc du haut-fourneau U4 à Uckange. Ils permettent à l’Université de Lorraine d’expérimenter en conditions réelles plusieurs modalités de dépollution des sols par la phytoremédiation. Ce samedi 1er avril 2023 avait lieu le lancement de la saison de l'U4. L'occasion de présenter le projet de dépollution par les plantes.

L'objectif ici est de faire une démonstration de cette technologie innovante, comme l'explique Guillaume Echevarria, chargé de recherche chez Econick, une jeune pousse de Nancy : " On a une palette de métaux qui s'est déposée au cours de l'activité sur ce site. L'idée était de créer plusieurs parcelles pour expérimenter la phytoextraction. On a installé les plants l'année dernière. Il faudra attendre début juin 2023, la floraison pour avoir des résultats."

Les chercheurs ont notamment planté Alyssum murale, "une plante de la famille du chou qui provient de Balkans et peut absorber de façon naturelle jusqu'à 2 % de nickel dans ses feuilles, soit de 200 à 400 fois plus qu'une autre plante". La question que se pose les scientifiques est la "mobilité du nickel". " Les plantes vont elles réussir à absorber le nickel présent un peu partout dans le sol du site." Ailleurs sur le site, on trouve aussi du manganèse, du cadmium, du zinc ou encore du plomb. 

Science et culture

Symbole fort du patrimoine industriel de la Vallée de la Fensch, le Parc du haut fourneau U4 est aussi un espace atypique de création et de diffusion, mêlant l’art vivant sous toutes ses formes, des événements musicaux, des animations familiales et la culture scientifique. Il développe ainsi chaque année une saison culturelle et artistique au programme riche.

L’association Mécilor s’est mobilisée dès 1991 pour la sauvegarde du site. Ce sont dix bénévoles, pour la plupart des sidérurgistes de métier, qui animent les visites, mêlant histoire et témoignages de leur expérience au sein de l’usine. 

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