Metz Handball : "le titre, on en perd un tous les cinq ans, c’est arrivé cette année, donc la reconquête commence"

Quelques minutes après la défaite, ce dimanche 23 mai, des Dragonnes de Metz sur le parquet de Brest (29-22), Thierry Weizman, président du Metz Handball, a dressé un court bilan de la saison écoulée, avant de se préparer pour la reconquête du titre.

Les Dragonnes de Metz ne sont pas parvenus à remporter leur 24e sacre de championne de France ce dimanche 23 mai 2021, battue 29 à 22, par d’immenses Brestoises.
Quelques instants après la fin du match, Thierry Weizman, le président du Metz Handball, a dressé un bilan de la saison à peine terminée, avant de se pencher sur l’année prochaine.

Une reconstruction difficile

Alors évidemment, quelques minutes après une finale perdue, alors que les Messines avaient pris le large lors du match aller avec sept buts d’écart, la réaction au micro ne pouvait être qu'amère. Pourtant, le président du Metz Handball a fait dans l’élégance, félicitant les adversaires bretonnes : "Dans le sport, c’est le meilleur qui gagne. Aujourd’hui, d’un souffle, Brest a été meilleure. On a une équipe un peu en reconstruction, on a perdu beaucoup de joueuses l’année dernière". A raison, l’effectif messin a été chamboulé avant le début de la saison 2020/2021, avec pas moins de sept joueuses qui ont quitté la Moselle - et pas des moindres - à l’image des trois internationales françaises : Grâce Zaadi, Laura Glauser et Laura Flippes.

Autant de pertes, forcément, il faut les combler avec le même nombre d'arrivées, sept joueuses durant l’été, sans compter deux autres au cours de la saison. A l’image de la gardienne Dinah Eckerle, arrivée en Moselle en octobre 2020 comme joker médical et de la croate Ivana Kapitanovic.

Entre Covid et blessures

Thierry Weizman le sait, la pandémie et les blessures n’ont pas épargné son effectif : "À un moment donné, au pire moment, on a eu beaucoup de Covid. Et puis on a la blessure d’Orlanne Kanor et Hatadou Sako. Mais on a prouvé au match aller qu’on était quand même présent. Il nous a manqué un tout petit quelque chose, ça s’est joué à rien."

Parmi ces coups durs, quelques exemples : la gardienne Kapitanovic, victime d’une rupture d’un ligament croisé antérieur dès le mois d’octobre, absente pendant six mois. Orlane Kanor, un des atouts de l’effectif mosellan, victime d’une rupture d’un tendon d’Achille à la mi-avril. Hatadou Sako, l’autre gardienne, gravement blessée au mollet la veille du match aller de la finale face à Brest. Quand ça ne veut pas…
Alors quand, en plus, le Covid s’invite à la fête…

Les Messines se souviennent forcément du long épisode qu’elles ont connu lors des mois de février et mars 2020, avec de nombreux matches reportés et notamment celui qui avait fait grand bruit en Ligue des Champions face à Dortmund. Les Allemandes n’avaient pas voulu se rendre en terre mosellane à cause de "l’incertitude entourant un cas de coronavirus" parmi les Messines, avant que Metz ne soit finalement déclaré vainqueur sur tapis vert.

Nouveau chamboulement cet été

Après une année avec autant de chamboulements et une finale perdue, forcément les ambitions de reprendre leur couronne aux Brestoises sont décuplées.
Le président, Thierry Weizman prévoit déjà un autre bouleversement : "On a un certain nombre de joueuses qui s’en vont et on a des arrivées. Deux d'entre-elles sont importantes : Chloé Bouquet Valentini (de l’ES Besançon) qui vient à l’aile gauche et Bruna de Paula (en provenance de Nantes Atlantique et meilleure joueuse du championnat la saison dernière) qui vient renforcer la ligne arrière. Et peut-être encore une autre joueuse".

Dans le sens des départs, l’été sera tout aussi mouvementé.
De nombreuses joueuses sont certaines de quitter le club messin. L’arrière gauche emblématique, Manon Houette, quittera la Moselle après quatre saisons, pour rejoindre Bourg-de-Péage. Jurswailly Luciano doit, cette fois, prendre sa retraite pour de bon, elle qui était sortie de sa première retraite pour aider le club messin, touché par les blessures, en octobre 2020. Sans oublier les Tjasa Stanko ou Marie-Hélène Sajka qui ont déjà trouvé un club pour la saison prochaine ou encore, Dinah Eckerle, pas conservé à la fin de sa pige médicale.

Malgré ce nouveau chantier et le nouveau challenge de la saison prochaine, le président du Metz Handball prévient d’ores et déjà :
"On a gagné 23 titres sur 30 ans, ça veut dire que tous les cinq ans, on en perd un. C’est arrivée cette année, la reconquête a commencé, on est déjà prêts."
 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
metz handball handball sport