Metz : plusieurs cas de variants sud-africain du coronavirus détectés dans un Ehpad, deux personnes sont décédées

Plusieurs cas de variants sud-africain du Covid-19 diagnostiqués dans l'Ehpad "Les Pins" près de Metz. Tous les résidents ont reçu une première dose du vaccin Pfizer il y a quelques jours, mais treize d'entre eux et cinq membres de l'équipe ont été testés positifs. Deux personnes sont décédées.

 

Treize résidents et cinq membres de l'équipe sont positifs au Covid-19, variant sud-africain, dans l'Ehpad "Les Pins" de Remilly près de Metz
Treize résidents et cinq membres de l'équipe sont positifs au Covid-19, variant sud-africain, dans l'Ehpad "Les Pins" de Remilly près de Metz © Fabrice Rosaci, France télévisions

L’Ehpad "Les Pins" de Rémilly (Moselle), dans la banlieue de Metz, frappé par le variant sud-africain de la Covid-19. Ainsi, sur une quarantaine de résidents vaccinés le 20 janvier dernier, quatorze sont désormais porteurs du virus. Deux personnes sont décédées. 

 

Le séquençage du génome du virus révèle la présence du variant sud-africain

Aude Collignon, Directrice de l'Ehpad de Remilly

 

Un foyer de contaminations au Covid-19 s'est développé dans l' Ehpad. Une campagne de dépistage à tout de suite été mis en place. "Les résultats des tests montre que le séquençage du génome du virus révèle la présence du variant sud-africain. Il a pour particularité de circuler plus rapidement", explique Aude Collignon, la directrice de l'Ehpad. "Pourtant chez nous l’application des mesures barrières a toujours été très stricte. Les résidents restent consignés. Nous avons suivi le protocole de l'ARS".

Dépistage de l'ensemble du personnel

Une opération de dépistage de grande ampleur doit être organisée. Les pensionnaires testés négatifs au coronavirus recevront leur deuxième injection du vaccin cette semaine. Les personnes positives devront encore attendre au moins 90 jours.

On ne s'y attendait pas du tout

Aude Collignon

En effet, "il faut au moins quinze jours minimum pour que le vaccin soit efficace", explique le Professeur Christian Rabaud, épidémiologiste au CHRU de Nancy, joint par téléphone par France 3 Lorraine dimanche 7 février 2021. "Le constat que l'on fait est que cette situation de contamination n'est pas étonnante car le vaccin n'a pas un effet immédiat"

Des campagnes de dépistages sont régulièrement organisées dans les Ehpad. Au moins une fois par semaine. 

 

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