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Metz: des représentants d'Unicef France rencontrent le préfet de la Moselle pour parler des enfants en rétention

Trois membres d'Unicef France ont rencontré Didier Martin, préfet de la Moselle, ce lundi 13 mai pour le sensibiliser à l'expérience traumatisante des enfants qui vivent dans des centres de rétentions administratifs. / © Pierre Thillot.France 3 Lorraine
Trois membres d'Unicef France ont rencontré Didier Martin, préfet de la Moselle, ce lundi 13 mai pour le sensibiliser à l'expérience traumatisante des enfants qui vivent dans des centres de rétentions administratifs. / © Pierre Thillot.France 3 Lorraine

En 2018, la Moselle était le département où le plus d’enfants étaient enfermés en France, dans des centres de rétentions administratifs. Ce lundi 13 mai, trois représentants d’Unicef France ont rencontré le préfet de la Moselle, Didier Martin, pour trouver des solutions à ce problème.
 

Par Pierre Thillot

L'an dernier en France, 208 enfants se sont retrouvés enfermés dans des centres de rétentions administratifs. 113 d’entre eux étaient en Moselle. Depuis 2012, la France a été condamnée à six reprises par la Cour Européenne des droits de l’Homme, pour "traitement inhumain des migrants". Pourtant, elle s'est engagée en 1989 à respecter la Convention internationale des droits de l'enfant

À travers une vidéo postée le 25 avril dernier sur Youtube, Unicef France souhaite alerter la population sur la vie de ces enfants dans les centres de rétentions administratifs. Trois représentants de l’organisme humanitaire ont rencontré le préfet de la Moselle, Didier Martin, ce lundi 13 mai 2019, pour le sensibiliser à ce problème.

Un problème persistant

"On veut rappeler au préfet que l’on n'a pas le droit d’enfermer des enfants. 60% d’entre eux ont moins de six ans… On les place dans des situations carcérales" s’indigne Philippe Bonhomme, président de l’UNICEF Lorraine. Avec Juliette Chevalier, directrice de la communication et de plaidoyer à Unicef France et Corentin Bailleul, chargé de plaidoyer, il souhaite faire entendre la voix de ces enfants.

Pendant près d’une heure, Didier Martin a reçu ce comité de l’Unicef. "Le préfet nous a écoutés et est conscient de ce problème. La rétention doit être exercée en dernier recours et ça n’est pas possible que des enfants vivent ce type de violence. Il faut des mesures qui permettent à l’enfant d’aller à l’école, vivre normalement…" explique Juliette Chevalier.

Philippe Bonhomme regrette ce manque d’humanisme qui transparait dans la rétention de ces familles. "Les Belges proposent des "Maisons du retour", les familles vont avoir un logement et un coach pour les aider. C’est une prise en charge beaucoup plus humaine".

Dans les Centres de rétentions administratifs, les enfants sont témoins de suicides, d'automutilation, il y les bruits des verrous, les appels avec les hauts-parleurs. Ils sont très marqués et développent des pathologies liées à cette expérience
- Philippe Bonhomme, président de l'Unicef Lorraine-
 


Pour autant, 70 préfets de France ont décidé de ne pas retenir ces familles et leurs enfants au sein d’un centre de rétention administratif. Ils respectent ainsi la convention de 1989. 

Désormais, Unicef France souhaite interpeller le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner et les parlementaires qui travaillent sur cette question, pour que la rétention des enfants cesse en France.

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