Pancarte antisémite à Metz : six mois de prison avec sursis pour Cassandre Fristot

Publié le Mis à jour le
Écrit par Elise Coussemacq
C'est pour cette pancarte brandie lors de la manifestation du 7 août à Metz que Cassandre Fristot se retrouve devant le tribunal correctionnel de Metz.
C'est pour cette pancarte brandie lors de la manifestation du 7 août à Metz que Cassandre Fristot se retrouve devant le tribunal correctionnel de Metz. © Emmanuel André/FTV

Ce mardi, le tribunal correctionnel de Metz a condamné Cassandre Fristot à six mois de prison avec sursis pour "provocation à la haine raciale". L'enseignante avait brandi une pancarte jugée antisémite lors d'une manifestation anti-pass en août dernier à Metz.

L'ex membre du FN et enseignante Cassandre Fristot a été condamnée à six mois de prison avec sursis ce 20 octobre par le tribunal correctionnel de Metz. La trentenaire avait brandi une pancarte jugée antisémite lors d'une manifestation contre le pass sanitaire le 7 aôut dernier à Metz. On pouvait lire sur l'écriteau le nom de plusieurs personnalités publiques de confession juive, suivi de l'inscription "mais qui?", et de l'exclamation "traîtres!!!". La photo de Cassandre Fristot brandissant cette pancarte avait fait polémique sur les réseaux sociaux, et indigné le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin. 

Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis contre Cassandre Fristot qui n'était pas présente physiquement lors de l'audience de ce mercredi 20 octobre. 

Treize associations, dont la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) et SOS Racisme font partie s'étaient portées parties civiles lors de ce procès. La prévenue a été condamnée à verser 2102€ de dommages et intérêts, et 7600€ de frais d'avocat à certaines des parties civiles, selon l'article 475-1 du Code de Procédure Pénale. 

 

 

 

 

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