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Versailles : Liliane Glock demande l'acquittement de Francis Heaulme

C’est Philippe Boussand, conseiller à la Cour d’Appel de Versailles, qui va conduire les débats pendant les 14 jours d’audiences. / © Photo Benoît-de-Buttler, FTV
C’est Philippe Boussand, conseiller à la Cour d’Appel de Versailles, qui va conduire les débats pendant les 14 jours d’audiences. / © Photo Benoît-de-Buttler, FTV

Ouverture mardi 4 décembre du procès, dans l'affaire de Montigny-les-Metz, de Francis Heaulme. Il comparaît devant la cour d'assise des Yvelines pour le meurtre de Cyril Beining et d'Alexandre Beckrich en 1986. Il avait été condamné à la perpétuité en première instance.
 

Par France 3 Lorraine

Dès l'ouverture du procès, mardi 4 décembre 2018, Liliane Glock, avocate de Francis Heaulme, estime que  

« la tenue de ce procès est impossible. Il ne peut plus se tenir de manière équitable en raison des errements de l’appareil judiciaire depuis 1986 ». 

Selon elle le procès de Lyon, en révision pour Patrick Dils en 2002, a été le procès de Francis Heaulme, sans les garanties de la défense car il était simple témoin.

Elle ajoute que la destruction des scellés en 1995, à l’initiative du parquet, anéantit toute possibilité de preuve matérielle. 

Et enfin,  la tenue de ce procès à Versailles est source d’iniquité (problèmes logistiques et financiers pour la défense indemnisée à hauteur de 6000 €). Elle a demandé l’acquittement immédiat de Francis Heaulme.

La cour déclare irrecevable la demande de la défense. 
Les audiences ont débuté mardi après-midi. La cour s'est penchée sur la personnalité de l'accusé.
 

« Montigny c’est pas moi. Tout ce que j’ai pu raconter là-dessus c’est pour me rendre intéressant. Tout était dans les journaux ».
 

Francis Heaulme a pris la parole pour affirmer, une fois de plus, son innocence dans le double meurtre. Il sait que ses « confidences » auprès de codétenus, puis du gendarme Jean-François Abgrall sont une pièce maîtresse, faute de preuves matérielles, dans le dossier d’accusation. 

Pour montrer sa bonne foi il revient sur ses autre crimes,  « j’ai fait des saloperies » et va même jusqu’à « offrir » à la Cour le nom d’un complice dans l’affaire Joris Viville.

Le 5 avril 1989, Heaulme, alors interné en HP à Antibes, kidnappe Joris Viville dans un camping. Le soir, il retourne au centre psychiatrique, nerveux et très angoissé, et annonce au personnel soignant avoir tué quelqu'un, mais le personnel croit qu'il délire.

Le corps nu de Joris Viville est retrouvé deux semaines plus tard, caché derrière une citerne. Il a été étranglé et poignardé de nombreuses fois avec un tournevis. 
Affaire du double meurtre de Montigny : ouverture du procès à Versailles

 

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