Moselle : hécatombe chez les cigogneaux

Les cigogneaux de Sarralbe ont survécu à cette hécatombe. / © Waebcam Ville de Sarralbe
Les cigogneaux de Sarralbe ont survécu à cette hécatombe. / © Waebcam Ville de Sarralbe

Les saints de glace ont joué un mauvais tour aux bébés cigognes. Les gelées blanches associées à de fortes pluies entre le 11 et le 13 Mai ont entraîné une surmortalité en Moselle et particulièrement dans les secteurs de Morhange et de Grostenquin.
 

Par Christophe Gomond

Depuis plusieurs jours, c’est le même spectacle de désolation que découvre Dominique Klein ornithologue mosellan. Des cadavres de cigogneaux encore dans leur nid ou par terre éjectés par leurs parents. La faute à une météo particulièrement défavorable pendant les saints de glace. C’est la conjonction de très fortes pluies - 32 millimètres de précipitations en quelques heures- et de gelées blanches qui a entrainé le décès d’un grand nombre de cigogneaux.
Les cigogneaux n'avaient pas assez de duvet pour être protégés face aux gelées blanches de la mi mai. / © Dominique Klein
Les cigogneaux n'avaient pas assez de duvet pour être protégés face aux gelées blanches de la mi mai. / © Dominique Klein
Dans certains nids comme à Harprich près de Grostenquin les deux tiers des poussins sont morts de froid ou noyés. Une hécatombe prononcée parmi les nouveaux nés explique Dominique Klein. 

Ceux âgés de quelques jours à peine n’ont pas survécu car ils étaient à un stade transitoire dépourvus de leur duvet protecteur de la naissance et pas encore protégés par leurs futures plumes.
- Dominique Klein, spécialiste des cigognes. 

Les cigogneaux de Sarralbe épargnés

A Sarralbe, les célèbres cigogneaux, dont on peut suivre facilement l’évolution sur une webcam ont eu plus de chance. Âgés de 25 jours au moment des saints de glace, ils ont pu résister à cette météo peu clémente. 
Une chose est sûre cette surmortalité de cigogneaux va entrainer un trou dans la pyramide des âges puisque les cigognes se reproduisant à partir de deux à trois ans le nombre d’installations va irrémédiablement chuter en 2022-2023. Mais qu’on se rassure pour Dominique Klein la cigogne n’est pas pour autant en danger. Le nombre de couples installé en Lorraine dont une bonne proportion en Moselle avoisine actuellement les 500.

 

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