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Peste porcine africaine : deux personnes emprisonnées en Belgique

Cette clôture est installée depuis le 16 octobre 2018 par les chasseurs ardennais / © Daniel Samulczyk / France 3 Champagne-Ardenne
Cette clôture est installée depuis le 16 octobre 2018 par les chasseurs ardennais / © Daniel Samulczyk / France 3 Champagne-Ardenne

Deux hommes ont été incarcérés ce vendredi 8 février. Ils font partie des quatre ressortissants belges placés en garde à vue la veille. L'un des deux mis en cause est le fils d'un agent du Département de la Nature et des Forêts (DNF). Le second serait un chasseur Bruxellois.

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

Mise à jour 8 février :

Deux incarcérations

L'information a été confirmée par la Justice à nos confrères Belge de la RTBF : deux personnes ont été emprisonnées dans le dossier judiciaire sur les origines de la peste porcine africaine à l'automne (voire l'été) 2018 dans la portion Ardennaise du Royaume de Belgique, à proximité de la frontière avec la France.

L'un d'entre-eux est le fils de l'agent Jean-Louis François, du Département de la Nature et des Forêts (DNF) qui est soupçonné d'avoir gardé pour lui l'information sur la présence de morts suspectes de sangliers dans son secteur.
Arnaud, âgé d'une trentaine d'années, selon SudInfo.be, est chasseur et garde privé de la chasse de Buzenol à Etalle (Belgique, voir carte ci-dessous).
Incarcéré à titre préventif, cet

"habitué des parties de chasse en Pologne"

aurait "servi d’intermédiaire dans l’importation de sangliers venant des pays de l’Est." 

La seconde personne incarcérée dont l'identité n'a pas été révélé serait un chasseur en lien avec la chasse de Buzenol.
Prénommé Edouard, il serait "le fils d'un médecin Bruxellois."

Des notables mis en cause

Ces identitées recueillies par la presse belge n'ont pas été confirmées par le Parquet. Qui toutefois s'intéresse de très près à un réseau de notables passionnés de chasse, selon nos confrères Belges, citant notamment "une avocate Bruxelloise, gestionnaire de la chasse de Buzenol."

L'enquête semble donc s'orienter vers une origine délibéré d'introduction d'animaux importés.
Sans que l'on sache pour l'instant si les éventuels importateurs connaissaient ou pas la présence de la maladie portée par les suidés originaires d'Europe de l'Est.

Quatre garde à vues

Perquisitions, auditions, garde-à-vue, la justice Belge a donné un coup d'accélérateur mercredi 6 février 219 dans le dossier de la peste porcine africaine qui sévit du côté Belge de la frontière avec la Champagne-Ardenne et la Lorraine.

Selon nos confrères belges de lavenir.net, quatre personnes résidant dans le secteur d'Etalle, non loin de la frontière, ont ainsi été interpellées et placées en garde à vue.

TVLux.be précise que ces actions judiciaires et policières entrent dans le cadre de l'instruction ouverte en septembre 2018 (voir notre article de l'époque), après des plaintes contre X déposées par plusieurs communes impactées par la diffusion de la maladie ainsi que par la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA) et par l'Agence wallonne pour la promotion d'une agriculture de qualité (APAQW)

Parmi les personnes interpellées figureraient un agent du Département de la Nature et des Forêts (DNF).

Deux agents forestiers interpellés

Il serait soupçonné de ne pas avoir signalé suffisement rapidement la présence d'animaux morts de la maladie.

Selon SudInfo.be, cet homme âgé de 63 ans, Jean-Louis François, brigadier des eaux et des forêts pour le cantonnement d’Etalle, a été présenté de nouveau à la juge d’instruction Patricia Devaux qui porte le dossier depuis l'automne dernier.
Déjà interrogé à l'automne par la juge, alors que la chasse était suspendue côté Français (voir notre article), il avait indiqué "à demi-mot, avoir constaté un nombre anormal de cadavres de sangliers dans la région (...) au mois de juin, sans pour autant réagir." Son fils a également été placé en garde à vue ainsi que deux chasseurs;

Introduction accidentelle de la maladie ?

L'autre agent, qui n'a pas à cette heure été interpellé, est évoqué par SudInfo.be qui l'a contacté sans obtenir de réponse de sa part.

Selon nos confrères de La Meuse Luxembourg, il pourrait être lié à l'introduction volontaire de sangliers originaires des pays de l'est.

L'homme "aurait joué les intermédiaires entre (...) des fournisseurs de sangliers originaires des pays de l’Est et (...) des gestionnaires de chasses". Ces animaux importés étaient-ils malades, au moins ppour une partie d'entre-eux. C'est une hypothèse que la Justice Belge semble prendre désormais au sérieux.

Pendant ce temps, du côté Français de la frontière, au-delà des clôtures de protection, les battues se poursuivent, avec l'aide de militaires, comme rabatteurs pour les chasseurs.

Localisation d'Etalle (Belgique) :

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