Les prix de l'immobilier ne flambent pas partout en France, exemple en Haute-Marne

Le dossier de la rédaction s'est penché sur les prix de l'immobilier. Gros plan sur la Haute-Marne : des dizaines de communes y affichent des tarifs au mètre carré inférieurs à 600 voire 500 euros. C'est le cas notamment à Nogent. 

© Claudine Crenn / France 3 Champagne-Ardenne
Non, les prix de l'immobilier ne flambent pas partout en France. Certaines zones rurales du Grand Est restent préservées. En Haute-Marne ou dans les Vosges, des dizaines de communes affichent des prix au mètre carré défiant toute concurrence, en-dessous de 600 euros voire 500 euros.

Avec le déclin démographique, l'offre est nettement supérieure à la demande. Les biens mis en vente attirent surtout des jeunes couples qui travaillent en ville mais qui achètent à la campagne, en n'y consacrant que quelques mois de salaire.

Exemple avec cette petite maison située à Nogent, au coeur de la Haute-Marne. Depuis 2 mois, Thomas, agent immobilier, recherche un acquéreur. Un séjour, 3 chambres, une cuisine, en tout, 84 mètres carrés habitables après quelques rafraîchissements, auxquels s'ajoute un jardin.

Pour ce bien, issu d'une succession : le prix est fixé à 31 000 euros. Négociables, bien sûr...

A Nogent, mais également dans une quarantaine de communes haut-marnaises, comme Sailly ou Thol, où le prix moyen du mètre carré est inférieur à 600 euros. Dans le Grand Est, même constat pour le département des Vosges, où l'on passe sous la barre des 500 euros dans une dizaine de villages, comme Morizécourt ou Villotte.

Principal facteur de cette baisse des prix : le déclin démographique. La Haute-Marne est le département du Grand Est qui perd le plus d'habitants chaque année, avec une chute de 0,5% de la population depuis 2010. Pour endiguer cette tendance, la municipalité de Nogent a instauré une mesure étonnante : une prime de 5 000 euros pour l'achat d'une habitation en résidence principale.

75 acheteurs depuis 2014, un bilan jugé donc encourageant par la mairie. Un phénomène reste tout de même difficilement contrôlable : le vieillissement de la population, selon les professionnels de l'immobilier, la moitié des biens ici mis en vente sont des successions.
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