Covid-19 : un couvre-feu dès 18h dans certains départements, ceux du Grand Est pourraient être concernés

Le ministre de la Santé a annoncé ce mardi 29 décembre qu'il n'y aurait pas de nouveau confinement, mais un couvre-feu avancé à 18h dès le 2 janvier dans certains départements où le taux d’incidence serait au-dessus du niveau national. Ceux du Grand Est pourraient être concernés.

La Grand'rue dans le centre ville de Colmar quasi déserte avec ses commerces fermés en octobre 2020.
La Grand'rue dans le centre ville de Colmar quasi déserte avec ses commerces fermés en octobre 2020. © Jean-Marc Loos/MaxPPP

Y aura-t-il un nouveau reconfinement, dans toute la France, par région ou département ? La réponse est non. Olivier Véran a annoncé ce mardi 29 décembre dans le JT de France 2  qu'il n'y en aura pas. Le ministre de la Santé a expliqué qu'une extension du couvre-feu avancé à 18h au lieu de 20h, serait mise en place dans certains départements à partir du samedi 2 janvier. Une décision prise lors du conseil de défense organisé dans la matinée.

"Ce couvre-feu, qui débutera à 18 heures dans les départements et métropoles concernés, durera le temps nécessaire pour vérifier une stabilisation voire une amélioration de la situation sanitaire", indique-t-il. Il concerne "les départements où le taux d’incidence serait au-dessus du niveau national. Il a été acté que démarrerait une concertation avec les préfets, les agences régionales de santé, pour prendre des mesures là où c’est nécessaire".

Une situation "problématique" dans le Grand Est

Des départements du Grand Est pourraient être concernés. La région est en effet particulièrement menacée par un rebond de la pandémie de Covid-19. Mais des disparités existent entre les dix départements qui constituent la région. Dans la semaine écoulée, ce taux est monté jusqu'à 328 pour le département des Ardennes et 298 pour celui de Meurthe-et-Moselle, alors que le maire de Nancy Mathieu Klein et d'autres responsables politiques de la région appelaient à un reconfinement local pour endiguer la reprise de l'épidémie. Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin sont les moins touchés pour ce qui concerne ce taux.

Jean Rottner, président de la région Grand Est, souhaitait lundi 28 décembre qu'une décision soit prise "dans les 48 heures, parce que c'est une décision rapide qui doit être prise pour un confinement. S'il devait être mis en place, qui doit être court, comme par exemple dans d'autres pays, en Israël, 15 jours de confinement. Nous sommes encore en période de vacances, autant profiter de cette période là pour pour procéder à un débu de confinement si cela s'avère nécessaire."

Pour Eric Straumann, maire (LR) de Colmar, interviewé ce mardi 29 décembre avant les annonces d'Olivier Véran, "il ne faut pas punir tous les départements du Grand Est parce qu'il y a une situation particulière. C'est vrai que la situation est difficile à Nancy, elle est certainement difficile en Champagne. Aujourd'hui en Alsace, la situation semble plus stabilisée. Moi je plaide depuis toujours pour que le confinement soit ajusté à l'échelle des départements. Il ne faut pas bloquer l'économie de l'ensemble du pays parce qu'il y a des situations particulières ici ou là".

"Une diminution modérée du nombre de patients après la mise en place du confinement"

Le confinement a permis une diminution du nombre de patients hospitalisés. "Mais cette diminution était relativement modérée", précise le professeur Yves Hansmann, chef du service infectiologie des Hôpitaux universitaires de Strasbourg. "C'est à dire que nous avons encore actuellement l'ensemble du service des maladies infectueuses plus d'autres unités également, qui sont entièrement à la prise en charge des patients infectés par la Covid-19. Donc la situation chez nous ne s'est pas franchement améliorée suite au confinement et c'est cela qui nous inquiète."

Les hôpitaux sont toujours sous tension. "On a encore des établissement de santé qui sont saturés. "Et ce qui nous inquiète aujourd'hui, c'est l'impact dans 15 jours ou trois semaines des taux qu'on observe aujourd'hui dans la population en général",  a rappelé Virginie Cayré, directrice générale de l'Agence régionale de santé Grand Est.

 

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