Reims : quatre ans de prison ferme requis contre l'ex-chef de la DGSI des Ardennes pour agression sexuelle sur mineure

L'ex-chef départemental de l'antiterrorisme dans les Ardennes est également accusé de détention et consultation d'images pédopornographiques. La décision a été mise en délibéré au 14 septembre.

Quatre ans de prison ferme assortis de trois ans d'obligation de suivi socio-judiciaire. C'est la peine requise par le parquet du tribunal judiciaire de Reims ce mardi 22 juin, à l'encontre de l'ancien responsable départemental de la Diection générale de la sécurité intérieure (DGSI, chargée notamment de lutter contre le terrorisme) dans les Ardennes. Il est accusé d'agression sexuelle par personne ayant autorité sur une jeune fille de 17 ans, et pour détention et consultation d'images pédopornographiques. La décision a été mise en délibéré au 14 septembre. Sur demande de l'avocate de la plaignante, l'audience s'est tenue à huis clos.

Une audience à huis clos

Entre autres réquisitions, le procureur Matthieu Bourrette a également réclamé trois ans d'obligation de suivi socio-judiciaire, dont le non-respect entraînerait 18 mois de prison supplémentaires, une interdiction pendant cinq ans de tout port d'arme et de toute activité professionnelle en lien avec des mineurs, ainsi qu'une inscription au Fijais (fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes).

Quelques mois avant la mise en examen du commandant de police, en 2019, une jeune femme, 17 ans au moment des faits, porte plainte pour viol et agressions sexuelles. Âgée d'une vingtaine d'années au moment de sa plainte, elle expliquait être entrée en contact avec l'officier pour des motifs strictement professionnels. En garde à vue, l'homme, alors âgé de 57 ans, avait reconnu des attouchements sexuels sur la plaignante, à plusieurs reprises, mais "toujours de manière consentie", et nié "tout acte de pénétration de quelque nature que ce soit".  Il avait soutenu être "tombé amoureux" d'elle et ne jamais l'avoir "forcée à quoi que ce soit". Le père de famille avait par ailleurs admis consulter régulièrement des sites pédopornographiques et télécharger en grand nombre des photos de très jeunes filles.
 

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