Vendanges en Champagne : les viticulteurs recrutent... sur Internet

De belles grappes qui feront le vin de Toul. / © France 3 Lorraine
De belles grappes qui feront le vin de Toul. / © France 3 Lorraine

De plus en plus, les propriétaires viticoles se mettent sur Facebook et leboncoin.fr pour recruter leurs équipes de vendangeurs.

Par Florence Morel

Ils sont presque 1.800 membres. Sur le groupe Facebook "Vendanges en Champagne", les annonces de recruteurs et de chercheurs d'emploi fleurissent. Durant l'été, le réseau social et le site leboncoin.fr se transforment en réelles plateformes de recrutement.


Facebook pour les locaux, leboncoin.fr pour les autres


C'est une première pour Sylvie Martinval, qui a choisi Facebook pour engager ses futurs vendangeurs. Selon elle, passer par le réseau social ne présente pas plus de risques que les méthodes plus classiques : "Il m'est déjà arrivé que les personnes choisies décident finalement de ne plus venir." Et de reconnaître dans un sourire : "Je changerais peut-être d'avis en septembre."

Cette année, sur les 23 personnes qu'elle désire engager, environ six personnes viennent du groupe "Vendanges en Champagne-Ardenne".

"Cela me permet de choisir les profils qui me correspondent"


Clément Macquart, viticulteur à Ecueil (51), a toujours privilégié le bouche-à-oreilles. C'est au détour d'une conversation qu'il a découvert le groupe Facebook pour recruter des vendangeurs. Pour le viticulteur, garder une bonne ambiance et échanges de bons procédés sont deux éléments primordiaux pour ses recherches :

Recruter sur Facebook me permet de sélectionner des profils qui correspondent à ma manière de travailler. C'est aussi un moyen de choisir des personnes qui travaillent dans le milieu agricole et de pouvoir échanger sur nos méthodes de travail.


En tout, il a reçu 14 propositions d'emploi grâce au réseau social.


Une communication plus efficace


Depuis deux ans, Julie Voirin, viticultrice à Cramant, utilise aussi le réseau social et leboncoin.fr pour recruter ses futurs vendangeurs. "Cela fonctionne bien pour faire circuler l'information", explique-t-elle.

"Le bon coin fonctionne bien pour les personnes venant de partout en France. Facebook, c'est plus pour les locaux", constate-t-elle. Seulement, pour des raisons logistiques, la professionnelle ne peut plus loger tous ses vendangeurs. Elle privilégie donc le réseau fondé par Mark Zuckerberg : "Comme ça, je peux envoyer des informations rapides et communiquer instantanément avec mes employés. Les gens sont en général plus rapides pour répondre."

Quant aux critères de sélection, Julie Voirin choisit des personnes d'expériences : "Beaucoup ne se rendent pas compte des efforts physiques qui sont demandés. Résultat, ils arrêtent après seulement deux jours de travail."

Les recrutements sont toujours en cours. 

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