Epinal : mise en place de l’observatoire départemental de l’agribashing dans les Vosges

Face au phénomène en hausse de l'agribashing, Pierre Ory, Préfet des Vosges, et Nicolas Heitz, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance d’Épinal, ont installé lundi 27 janvier 2020 un observatoire départemental de l’agribashing.
Les premiers travaux de l'observatoire de l’observatoire départemental de l’agribashing
Les premiers travaux de l'observatoire de l’observatoire départemental de l’agribashing © Préfecture des Vosges

L'agribashing, c'est quoi ? Selon sa définition, l'agribashing, c'est "la mise en cause massive et généralisée qui revient à contester en bloc les pratiques agricoles, leur utilité sociale et  même jusqu’à leur existence", conduisant à un dénigrement systématique de l'agriculture conventionnelle. Pour lutter contre ce phénomène, la préfecture des Vosges a organisé la mise en place d'un observatoire départemental de l’agribashing dans les Vosges.

En ligne de mire des "activistes", des thémes comme l'utilisation de produits phytosanitaires, élevage de masse, exploitations de grandes surfaces, "industrialisation" des productions.
Ces pratiques conduisent souvent à des actions peu conventionnelles -et illégales- comme en a été victime Philippe Clément, agriculteur à Marainville-sur-Madon et président de la FDSEA des Vosges, qui a découvert, au matin du samedi 18 janvier 2020, des tags sur deux pans de murs de son exploitation.
On y voyait notamment "meutre" (tel qu'orthographié sur le mur), et "assassin" des tags visiblement anti spécistes, directement liés à l'activité de l'exploitant.

Cible agricole

Un phénomène de plus en plus récurrent concernant les agriculteurs déjà durement éprouvés par la conjoncture économique et des normes de plus en plus contraignantes.

Cette nouvelle forme d'activisme liée à l'activité agricole (élevage, modes de cultures, etc...) commence à poser de sérieux problèmes aux autorités, car si le monde agricole constitue désormais une cible privilégiée, ses filières sont également victimes d'actes qui se veulent militants, comme des incursions dans des locaux d'élevage, dans des abattoirs ou des dégradations de boucheries, comme vous pouvez le découvrir dans cet article de nos confrères de franceinfo: (Cliquez ICI pour consulter le document).
 

Un observatoire

Pierre Ory, Préfet des Vosges, et Nicolas Heitz, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance d’Épinal, ont installé lundi 27 janvier 2020 l’observatoire départemental de l’agribashing. Cette instance vise à "lutter contre la stigmatisation des activités agricoles, d’élevage et de vente de produits issus de ce secteur" qui ont conduit, ces dernières années, à une multiplication des actes d’incivilité, d’intimidation, voire de violence envers les professionnels de l’agriculture.

La création de cet observatoire fait partie d’une série de mesures destinées à mieux protéger les agriculteurs, parmi lesquelles la création de la cellule Demeter, au sein de la Gendarmerie Nationale, qui a été présentée lors de la première instance de cet observatoire.
Première réunion de travail pour l'observatoire départemental de l’agribashing
Première réunion de travail pour l'observatoire départemental de l’agribashing © Préfecture des Vosges

Détecter les menaces

La cellule Demeter doit permettre :

Cet observatoire permettra dans les Vosges, au travers d’échanges permanents, de dresser un état des lieux exhaustif des problématiques de sécurité rencontrées par les professionnels du monde agricole, et d’élaborer des solutions concertées et adaptées.

Les priorités annoncées sont les suivantes :

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