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Née à Epinal, la cinéaste Marceline Loridan-Ivens, survivante d’Auschwitz, est morte à l'âge de 90 ans

Marcelile Loridan-Ivens est décédée le mardi 18 septembre 2018 à l'âge de 90 ans. / © (Capture France 5 - La Grande Librairie)
Marcelile Loridan-Ivens est décédée le mardi 18 septembre 2018 à l'âge de 90 ans. / © (Capture France 5 - La Grande Librairie)

Elle était devenue une figure par son histoire. Marceline Loridan-Ivens, déportée à Auschwitz en même temps que Simone Veil est décédée le 18 septembre 2018 à l'âge de 90 ans. 

Par MM avec Franceinfo

La cinéaste Marceline Loridan-Ivens est morte mardi 18 septembre, elle avait 90 ans. 
Née en 1928 à Épinal dans les Vosges, survivante des camps de concentration d’Auschwitz, de Bergen-Belsen et de Theresienstadt, elle était scénariste réalisatrice et auteure.


Déportée avec Simone Veil


Au début de la Seconde Guerre mondiale sa famille s'installe dans le Vaucluse. Elle entre dans la Résistance. Elle est capturée par la Gestapo avant d'être déportée au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau en avril 1944, dans le même convoi que son père et que l'ancienne ministre Simone Veil. Elle est libérée du camp de Theresienstadt le 10 mai 1945 par l'Armée rouge.

VIDEO EXCLUSIVE- filmée chez elle il y a quelques mois, à Paris, elle parle à la fois de la mort et de la force de vie qu’il lui a fallu pour surmonter l’horreur des camps.
(Extrait du documentaire : "Marceline. Une femme. Un siècle"
coproduction Elda Productions / France Télévisions,  réalisé par Cordélia Dvorak).
 

Ce film est en cours de finition et sera très prochainement diffusé sur France 3 Grand Est. 


Marceline Loridan-Ivens a débuté sa carrière dans les années 1960 avec Chronique d'un été, film documentaire de Jean Rouch et Edgar Morin, prix de la critique à Cannes. Assistante sur le tournage, elle y interprétait notamment un monologue place de la Concorde à Paris. Le film est l'un des premiers témoignages filmés de la déportation durant la Seconde Guerre mondiale.
 


Le mafazine Vanity Fair lui avait consacré un long portrait en juin 2018. Décrivant une femme joyeuse, installée au coeur du quartier latin à Paris. Entourée de nombreux trentenaires auxquels elle transmettait des valeurs de liberté. Elle racontait sa déportation à Auschwitz avec des mots simples et crus. Encourageait chacun à vivre sa vie à fond. Livrant le témoignage d'une femme hors du commun qui avait choisi de ne pas avoir d'enfants. 

Dans cet article, Marceline Loridan-Ivens faisait aussi allusion à sa mort. 

"Elle n’a rien prévu pour sa fin à elle. Delphine Horvilleur, rabbin libéral, laïque et féministe (née à Nancy), est devenue son amie depuis l’enterrement de Simone Veil. C’est elle qui lira le kaddich, la prière des morts".

Sur sa tombe, on inscrira son matricule de déportée. Peu de survivants des camps ont exprimé cette dernière volonté, mais elle y tient. Pourquoi ? Elle répond d’une voix douce : « Parce qu’il ne faut pas que l’histoire disparaisse... » 
 



Une femme exceptionnelle. Témoignage de la productrice du documentaire : Marceline. Une femme. Un siècle. 
 


 

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