Remiremont : la détresse d'une restauratrice face au Covid-19

La crise sanitaire engendre des situations économiques dramatiques. De nombreux commerçants, ouverts juste avant le confinement de l’automne 2020, ne peuvent pas prétendre aux aides. C’est le cas de cette restauratrice de Remiremont. Désespérée.

La crêperie "Madame Galette" à Remiremont
La crêperie "Madame Galette" à Remiremont © Diana Kvanov

Comme beaucoup de restaurateurs, fermés depuis le second confinement à l'automne 2020, Diana Kvanov se retrouve en grande difficulté.

Cette ancienne vendeuse s’est lancée dans une nouvelle aventure le 20 octobre 2020. Elle décide de reprendre une crêperie située à Remiremont dans les Vosges. Le propriétaire souhaite la vendre. Un défi, neuf jours avant le reconfinement. A ce moment-là, tout marche bien pour Diana, la clientèle est au rendez-vous.
Mais la France est de nouveau confinée et les restaurants fermés.

C'est un coup dur pour la nouvelle restauratrice et son employé. Dans les premiers temps, la vente a emporter fonctionne et elle arrive à dégager un bénéfice de 1.000 euros par semaine. Très vite pourtant, la situation devient intenable et aujourd’hui Diana se retrouve acculée, sans trésorerie, sans aide. Elle ne pourra pas tenir longtemps. 

L’appel de Madame Galette

Quand on entend à la télé que l’on n’oubliera personne, c’est complètement fou. La preuve, je suis là et je n’ai droit à rien.

Diana Kvanov

Diana Kvanov espérait pouvoir bénéficier des aides gouvernementales annoncées. Mais rien. Son activité n’a démarré qu’en octobre 2020, elle n’a donc pas assez de trésorerie. Si elle avait repris cette crêperie en début d’année 2020 ou en mars, Diana aurait pu bénéficier de ces fameuses aides. Au lieu de cela, elle ne peut donc pas prétendre au fonds de solidarité, ni au chômage partiel pour son unique salarié.

La restauratrice s’est donc tournée vers la Région Grand Est pour solliciter un PGE  - Prêt Garanti de l'Etat, qui selon sa demande s’élève à 18.000 euros. Elle a également sollicité une aide au loyer de 3.000 euros. Le dossier, effectué avec son comptable au début du mois, n’a pour l’heure obtenu aucune réponse de la part des services de la région.

Et en attendant, Diana Kvanov continue de s’enfoncer. Elle publie même une vidéo pour confier sa détresse.

Tenir jusqu’en mars

Désormais, la vente à emporter ne lui rapporte que 300 à 400 euros au grand maximum par semaine. Ce n’est pas assez pour vivre de son restaurant. Difficile dans ces conditions de payer le loyer, l’électricité, et son salarié. La situation est devenue intenable pour Diana Kvanov, malgré toute sa bonne volonté et son tempérament de battante.

Pour vivre, elle s’est vu contrainte de prendre un autre emploi en plus. Par chance, elle a trouvé une place de vendeuse l’après-midi.

Le 1er février, je serai dans mon restaurant avec des soutiens.

Diana Kvanov

Lorsqu’on lui demande combien de temps elle estime pouvoir maintenir son activité de restauration, elle répond "jusqu’en mars, si les aides finissent par arriver"...

 

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