Vosges: entretien avec le skieur Clément Noël avant le premier slalom géant de sa carrière

Pour la première fois de sa carrière, Clément Noël va prendre le départ d'un slalom géant en Coupe du monde, ce samedi 22 février 2020 au Japon. Une découverte pour le Vosgien de 22 ans, qui visera surtout le slalom spécial le lendemain, mais qui a hâte de s'étalonner dans cette discipline. 
Du haut de ses 22 ans Clément Noël est le nouveau bijou du ski alpin français.
Du haut de ses 22 ans Clément Noël est le nouveau bijou du ski alpin français. © EXPA /JFK / Maxppp
Ce samedi 22 février 2020 à deux heures du matin (heures françaises), Clément Noël va prendre le départ du géant de Naeba au Japon. Une première pour le Vosgien de 22 ans qui brille sur le slalom spécial depuis deux ans.
Vainqueur de trois slaloms de Coupe du monde cette saison (six podiums en neuf courses au total!), le skieur originaire du Ménil (Vosges) va donc s'essayer à une autre épreuve technique. Nous avons recueilli ses impressions.


- Clément Noël, qu'est-ce qui vous a motivé à prendre le départ du géant de Naeba ce samedi?

Le géant, ça a été pour moi un objectif dès la fin de la saison dernière. Je voulais m'entraîner plus dans cette épreuve pour pouvoir faire des Coupes du monde.
Cela n'a pu se passer comme prévu cet été au niveau de ma préparation: je me suis blessé au dos et je n'ai pas pu prendre le départ du géant de Sölden en octobre.
Ensuite la saison de slalom a commencé, j'étais vraiment focalisé sur cette spécialité qui reste mon objectif principal et je n'ai pas eu le temps de m'entraîner correctement en géant.
Par ailleurs, je ne voulais pas prendre la place d'un autre skieur français, qui méritait plus que moi. Là, au Japon c'est différent, je ne prends la place de personne. En plus, j'ai pu m'entraîner un peu ces derniers temps. Donc pourquoi pas ?


- Quelles sont vos ambitions sur cette course ?

Je n’ai pas vraiment d’ambition. Mon objectif en géant, c’est plutôt sur du long terme. Je voudrais en faire de plus en plus dans les saisons à venir. Ici je vais pouvoir prendre de l’expérience.
Le top, ce serait de pouvoir prendre des points sur cette course. Donc de finir dans les 30 premiers. Mais ce n’est pas l’objectif principal. Je ne sais pas où je me situe en terme de niveau. En tout cas, je ne pense pas faire partie des 30 meilleurs mondiaux en géant. Je veux juste progresser petit à petit.


- Vous êtes actuellement deuxième du classement général de la Coupe du monde de slalom (à seulement deux points du Norvégien Henrik Kristoffersen). N’est-ce pas risqué de prendre le départ de ce géant seulement 24 heures avant le slalom de Naeba ?

M’entraîner en géant, ça me permet aussi de m’améliorer en slalom. Ces disciplines sont complémentaires. Ça marche pour l’entraînement, mais aussi pour la course.
On pourrait se dire qu’il faut que je reste focalisé sur le slalom en vue du classement général de la spécialité. Mais je ne me suis pas posé la question en ces termes. Je me suis dit qu’à partir du moment où j’avais l’opportunité de faire un géant et que j’en avais l’envie, il ne fallait pas hésiter.
Pour moi, ce n’est pas un handicap de prendre ce départ à la veille d’un slalom qui pourrait être important. Au contraire, cela me change les idées et cela m’enlève un peu de pression.
 
LE SLALOM GÉANT
Le slalom géant apparaît en 1950 aux championnats du monde de ski alpin à Aspen. C'est une discipline technique comme le slalom mais qui est plus rapide. Les portes sont composées de deux piquets reliés par une banderole de couleur bleue ou rouge.
Comme son nom l'indique, le parcours d'un slalom géant est plus long que celui d'un slalom. Les portes sont également plus espacées, ce qui donne des virages plus larges.
Le dénivelé peut atteindre 450 m pour les hommes et 400 m pour les femmes. Les skieurs doivent franchir un minimum de 30 portes distantes les unes des autres d'au moins dix mètres.
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