“La servante du Seigneur“ : Jean-Louis Fournier écrit un livre sur ses relations ”douloureuses” avec sa fille

Jean-Louis Fournier / © France TV
Jean-Louis Fournier / © France TV

Le dernier livre de l'écrivain nordiste raconte le désespoir de Jean-Louis Fournier face à la métamorphose de Marie "entrée en religion". Cinq pages justement écrites par sa fille Marie ont été ajoutées à sa demande, en "réponse à son père.

Par AFP

Sorti le 21 août, et déjà dans les bonnes ventes selon Livres Hebdo, le roman de Jean-Louis Fournier (prix Femina en 2008 pour "Où on va papa ?" sur ses deux fils handicapés), comporte un droit de réponse de Marie Fournier, révélé par Le Figaro. Dans ces cinq pages qui complètent le texte de son père, elle dit y livrer "sa vérité".

"Il n'y a pas eu d'action judiciaire. C'est une affaire littéraire entre l'auteur et sa fille", explique-t-on chez Stock. "Jean-Louis Fournier a voulu lui faire lire le livre, ils ont eu des échanges, et comme il restait pas mal de pages vides à la fin, il lui a proposé d'écrire quelques lignes. Nous avons publié le texte de Marie sans en toucher un mot", précise l'éditeur.

Jean-Louis Fournier : "La servante du seigneur"


En 150 pages ironiques et déchirantes, le livre de Jean-Louis Fournier fait le récit d'une perte. Celle de Marie, qu'il ne reconnaît plus depuis qu'elle a rencontré "Monseigneur" et Jésus: "J'ai égaré ma fille...", écrit-il. 

Le romancier enchaîne les reproches mais pour mieux lui crier son amour. "Tu étais charmante et drôle. Elle est devenue une dame grise, sérieuse comme un pape", écrit-il, s'adressant tour à tour à Marie et au lecteur. "Je laisse à ma fille le mot de la fin", note l'auteur pour introduire la postface de Marie.

"Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un père qui offre sa propre fille au monde entier après l'avoir défigurée, écrit-elle. En tant que +chef-d'oeuvre+ cubiste de Jean-Louis Fournier, j'aurais préféré que ce dernier le garde accroché dans sa maison. Il avait promis. Par générosité, il a voulu en faire profiter tout un chacun. M'y résigner était le prix à payer pour garder un père, même si j'en ressors flétrie."

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