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Berck : audition au tribunal de Boulogne-sur-Mer

La mère de la fillette retrouvée morte sur la plage de Berck il y a dix jours est arrivée au Tribunal de Boulogne-sur-Mer. Interpellée vendredi soir en banlieue parisienne, elle doit se voir signifier par un juge d'instruction sa mise en examen pour assassinat.
La mère est arrivée à 14h15 au tribunal de Boulogne-sur-Mer, allongée sous un manteau à l'arrière d'un véhicule, a constaté un photographe de
l'AFP.
La mère de la fillette retrouvée morte sur la plage de Berck il y a dix jours a été interpellée vendredi en fin de journée à Saint Mandé, en région parisienne. Dès ce matin, elle a été transférée dans les locaux de la Police judiciaire de Coquelle, chargée de l'enquête. La femme de 36 ans a ensuite été conduite au Tribunal de Boulogne-sur-Mer, où un juge d'instruction doit lui signifier sa mise en examen pour assassinat, un chef qui suppose la préméditation de l'acte.


L'avocate de la mère arrivée au tribunal à 14h30


Un quart d'heure plus tard, Maître Fabienne Roy-Nansion est arrivée au Tribunal à son tour, sous une nuée de journalistes. L'avocate de la mère infanticide présumée n'avait pas encore pu rencontrer sa cliente. Elle a simplement pu confirmer l'information selon laquelle la mère reconnaissait "de manière précise" les faits qui lui sont reprochés.
Dix jours après la découverte du corps, un pan du mystère se lève avec les aveux de la mère. Reste la question des motivations qu'elle invoquera pour expliquer cet infanticide.


10 jours d'enquête 


Le corps de l'enfant, âgé d'environ un an, avait été découvert le 20 novembre par des pêcheurs de crevettes, au petit matin, sur la plage de Berck. L'autopsie avait révélé "un oedème pulmonaire vraisemblablement consécutif à une noyade".
Depuis, les enquêteurs tentaient de connaître son identité et celle de sa mère. Jeudi, le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, avait officialisé l'ouverture d'une information judiciaire pour "meurtre".


Une femme discrète et avenante selon des voisins


Hébergée chez un homme à Saint-Mandé, en banlieue parisienne, la mère avait été interpellée à son arrivée à ce logement et placée en garde à vue vendredi vers 18H00. 
Les voisins se remémorent en général une femme discrète, et certains n'ont jamais vu d'enfant en sa compagnie.
Un résident décrit une "femme à l'air vraiment sympathique", "avenante, avec le sourire". "On se croisait dans le hall. C'était bonjour/au revoir", a-t-il expliqué.
Selon des voisins, l'homme avec qui elle vit, blond aux cheveux courts, est un peu plus âgé qu'elle, et fait de la sculpture. Il serait le propriétaire de l'atelier dans l'arrière-cour de l'immeuble, qui de l'extérieur semble coquet.
"J'ai échangé avec lui des banalités. C'est un monsieur souriant. Je ne connaissais pas la dame. J'avais croisé un bébé", a raconté à l'AFP un résident de l'immeuble.
Jean, qui a ses habitudes dans l'immeuble, lui "disait bonjour en passant. Elle avait l'air décontractée. Je connaissais le monsieur. Il est très gentil. Il s'occupait du jardin (...) Je ne peux pas vous assurer (qu'il y avait un bébé)".
Selon le parquet de Boulogne, ce compagnon a été simplement entendu comme témoin.
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