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La Redoute : manifestation de 500 salariés à Roubaix et Wattrelos

Les salariés de la Redoute ce 13 décembre à Roubaix / © Elina Weil
Les salariés de la Redoute ce 13 décembre à Roubaix / © Elina Weil

Craignant un impact important sur l'emploi malgré les départs volontaires et les pré-retraites, les salariés de la Redoute manifestent ce vendredi 13 décembre à Roubaix devant le siège et rejoignent le site de La Martinoire à Wattrelos.

Par Emmanuel Pall

Les craintes ne se sont pas dissipées depuis l'annonce de la reprise de La Redoute par Nathalie Balla, actuelle PDG de l'enseigne et Eric Courteille, directeur financier de Redcats. 

L'attachée de presse du nouveau duo exprime dans les colonnes de Libération : "On espère que l'impact, en départs contraints, sera inférieur au plan social de 2008 avec ses 672 suppressions de postes".

Aujourd'hui, les syndicats CFDT, Sud, CFE-CGC, CGT, appelaient les salariés à être nombreux à manifester pour "peser sur la teneur des futures discussions".

Les salariés de La Redoute sont inquiets depuis l'annonce le 29 octobre de la possible suppression de 700 emplois, sur les quelque 3.300 du vépéciste en France et à l'étranger, avec la cession en cours de négociation.


Propos recueillis par l'AFP dans la manifestation

"On n'est pas du tout rassuré. C'est le pire du mieux. Le mieux car ce sont des gens qui connaissent la société. Le pire, car Nathalie Balla a fait partir 1.700 personnes en quatre ans. Que ce soit elle ou un autre, on sera toujours dans le même bain", a déclaré Fabrice Caron, délégué syndical CFDT, craignant une "réduction drastique" du nombre d'emplois.

"Aujourd'hui, nous connaissons nos deux repreneurs, mais nous n'avons aucune idée des fonds qui vont nous être alloués par Kering. Nous voulons montrer (au groupe) notre détermination pour obtenir un maximum de garanties sociales", sur les départs en pré-retraites et les programmes de reconversion professionnelle, a expliqué Alain Dieudonné, délégué central CFE-CGC.

"Pour l'instant, il est question de centaines de millions d'euros qui seraient donnés aux repreneurs pour un projet dont on ne sait même pas s'il verra le jour", a souligné Jean-Christophe Leroy, délégué central CGT.

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