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Accusée du meurtre de son compagnon, Véronique Lardé se suicide au soir du 1er jour de son procès aux Assises

Le procès avait démarré à Saint-Omer ce lundi. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Le procès avait démarré à Saint-Omer ce lundi. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Une femme accusée du meurtre de son compagnon et dont le procès venait de débuter à la Cour d'Assises a été retrouvée morte tôt ce mardi matin dans sa cellule. 

Par France 3 Nord Pas-de-Calais

Le procès avait commencé ce lundi à la Cour d'Assises du Pas-de-Calais à Saint-Omer. Il n'y aura pas de deuxième jour. L'accusée, Véronique Lardé, a été retrouvée pendue dans sa cellule de la prison de Sequedin, où elle était en détention depuis 4 ans. Elle n'était pourtant pas signalée comme une personne particulièrement fragile. Elle a semblé très touchée par la première journée d'audience et notamment par les témoignages cruels émanant de certains membres de sa propre famille.

Loïc Bussy, avocat de la partie civile a réagi dans La Voix du Nord : « Nous avions tous vu que l’accusée était très ébranlée, à la fin de cette audience difficile. Il était évident qu’il fallait la surveiller particulièrement, même si elle était en détention préventive depuis quatre ans. (...) La famille de Frédéric Butanowicz est en colère. Ces gens se sentent privés de la vérité qu’ils attendaient.»

"Je me serais battue pour son acquittement"

Véronique Lardé, 45 ans, était soupçonnée d'avoir tué son compagnon Frédéric Butanowicz, chauffeur routier de 36 ans. Il avait été retrouvé mort nu et dans la position du foetus dans un champ de Coucelles-le-Comte, près d'Arras, en novembre 2011. Il était bourré de médicaments. Elle niait toute responsabilité dans cette mort. 

Ce lundi, l'audience avait également été consacrée à une demande de renvoi du procès. La nouvelle avocate de l'accusée, Maître Blandine Lejeune demandait du temps pour étudier ce lourd dossier. Demande de renvoi qui avait été rejetée. "«Je me serais battue bec et ongle pour l’acquittement de cette femme ! », dit l'avocate.

Les deux avocats envisagent une action contre l’état pour défaut de surveillance.

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