Aisne : des "manifestations d'intérêt" pour les sites français d'Arjowiggins, dont Greenfield à Château-Thierry

Les trois sites de production français du papetier Arjowiggins, filiale du groupe Sequana, placés en redressement judiciaire début janvier, suscitent des "manifestations d'intérêt" de repreneurs potentiels, a affirmé mardi 15 janvier la secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher.
© Usine Greenfield à Château-Thierry
"Nous attendons des offres de reprise pour début février", a annoncé la secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher en réponse à une question à l'Assemblée nationale sur l'implication de l'État dans ce dossier par Pascale Fontenel-Personne, députée LREM de la Sarthe, où deux des trois sites Arjowiggins sont situés.

Les sites concernés d'Arjowiggins à Bessé-sur-Braye et du Bourray à Saint-Mars-la-Brière (Sarthe), ainsi que l'usine de pâte à papier Greenfield à Château-Thierry (Aisne) représentent 900 salariés au total.

 



Des sites placés en redressement judiciaire en janvier

Ces trois usines ont été placées en redressement judiciaire et mis à l'arrêt début janvier par Sequana, la maison-mère, après l'échec en décembre de la vente de ces activités à un groupe néerlandais, Fineska, et faute de trésorerie suffisante, dans un contexte de très forte augmentation des coûts de la pâte à papier.

 

"Notre priorité immédiate a consisté à s'assurer du paiement des salaires et du maintien des contrats dans l'entreprise, puisque c'est l'une des conditions pour travailler sur la reprise, site par site" selon Mme Pannier-Runacher.

L'État est "pleinement engagé" aux côtés de Sequana et des salariés d'Arjowiggins pour faire aboutir tout projet de reprise, a-t-elle insisté, précisant que des visites de candidats potentiels à la reprise devraient être organisées "très prochainement" dans ces usines. Le tribunal de commerce de Nanterre devra examiner les offres de reprise "fin février", a encore mentionné la secrétaire d'Etat.
 
 
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