Après l’incendie de son usine de Gauchy, Hazemeyer déterminé à "reprendre le travail rapidement"

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Écrit par M. Lesprit avec E. Henry
Le bâtiment de l'usine Hazemeyer de Gauchy, dans l'Aisne, le mercredi 5 janvier 2022 au lendemain de l'incendie.
Le bâtiment de l'usine Hazemeyer de Gauchy, dans l'Aisne, le mercredi 5 janvier 2022 au lendemain de l'incendie. © FTV / R. Vivenot

Les flammes ont ravagé dans la nuit de mardi 5 à mercredi 6 janvier le site de production d’équipements électriques Hazemeyer implanté à Gauchy dans l’Aisne. Une centaine de salariés se trouvent au chômage technique.

Des gravats fumants, quelques armoires électriques éparses : au matin du mecredi 5 janvier, les salariés de l’usine Hazemeyer de Gauchy, dans l’Aisne, n’ont pu que constater la destruction de leur outil de travail. Dans la nuit, aux alentours de 21h, le feu s’est déclaré au sein de l’entreprise. Malgré l’intervention pendant quatre heures des sapeurs-pompiers, seuls 500m2 sur les 6 900 que compte le bâtiment ont pu être préservés.

Une soixantaine d’hommes, issus de onze centres du secteur, ont été mobilisés. Mais leur travail a été compliqué par la faible résistance de la charpente métallique. "On a été obligés d’arroser de l’extérieur et d’engager des moyens aériens pour accéder au centre du foyer", explique le commandant Arnaud Donnet, du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de l'Aisne. Le feu, dont la cause est encore inconnue, a été maîtrisé aux alentours d’1h du matin, épargnant des locaux administratifs.

À cause de ce sinistre, 95 personnes se trouvent désormais au chômage technique. "On est tous effondrés, témoigne Caroline Legrand, une salariée. Il n’y a pas de mots. On est sans voix. C’est toute notre vie : trente-deux ans de société. Trente-deux ans, et il n’y a plus rien." Présent sur site, le directeur de l’usine tente de rassurer pour l’avenir. Même si avec la destruction des stocks et des équipements, "il ne faut pas se faire d’illusion, on sera plusieurs mois à l’arrêt".

Il n’y a pas de blessés, il n’y a que des dommages matériels. Toutes les données client, toutes les données informatiques ont été sauvées. C’est, je pense, ce qui a le plus de valeur sur le site. C’est déjà un point positif pour être capable de redémarrer.

François Quentin, directeur du site

Un comité de suivi regroupant les services de l’Etat, les collectivités territoriales et le groupe Comeca s’est réuni dans l’après-midi afin d’étudier des solutions pour "permettre la reprise de la production dès que possible", assure la préfecture. Le maire (DVD) de Gauchy propose déjà un nouveau site. "À 500 mètres, il y a des bâtiments qui sont disponibles […] et qui ont la même superficie que ceux qui ont été détruits, expose Jean-Marc Weber. Il y a des bureaux. Et il y a une volonté pour tout le monde de pouvoir reprendre le travail rapidement."

Le groupe propriétaire de l’usine "a été rassurant quant à leur volonté de conserver les compétences locales fortement attachées à l’entreprise, pour certains depuis trois générations", ajoute-t-il. Implantée dans le Saint-Quentinois depuis 1930, Hazemeyer fournit des équipements électriques sécurisés à ses clients, parmi lesquels les chantiers de l’Atlantique ou l’armée. 

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