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Giroroue et trottinette, en route vers une réglementation ?

© Nagib Ben Ghezala
© Nagib Ben Ghezala

Parti de Chauny, dans l'Aisne, Edmond Maksym s'est lancé le défi de rejoindre Brest en mono-roue électrique. 850 kms. Ni interdit, ni vraiment autorisé, ce nouveau moyen de locomotion tombe sous le coup de plusieurs textes existants, en attendant une loi spécifique en septembre.

Par Camille Di Crescenzo

Perché sur sa mono-roue électrique, Edmond Maksym, fait figure d'extraterrestre de la route. Ce Chaunois de 54 ans n'en est pas à son premier défi.
 

Cette fois, celui qu'on surnomme Pépé Wheeler Troubadour, est parti de chez lui à Chauny dans l'Aisne et roule vers Brest, 850 kilomètres plus loin. Aujourd'hui, l'étape fait 185 kms, principalement à travers les routes de campagne, prenant soin d'éviter les grands axes routiers. 

Pourtant, dès le premier jour, de son périple, il fut arrêté par un gendarme. "Il m'a dit que j'étais interdit sur la route et que s'il me revoyait, il me verbaliserait". Une remarque injustifiée, puisque selon lui, aucune loi n'existe à ce sujet. "C’est le flou. Il dit qu’il y a un article mais il ne m’a pas donné le numéro de l’article, il ne m’a pas verbalisé sur le champ, ce que je trouve bizarre." 
 
 

Toléré si assuré


A condition d'être assuré, une tolérance est accordée à ces nouveaux modes de locomotion électrique.
Le code de la route oblige tout véhicule à moteur à rouler sur la chaussée. Mais sur celle-ci, une réglementation européenne stipule, qu'il doit être immatriculé. Or, impossible d'immatriculer un engin sans selle. 

Les vendeurs de Gyropode, overboard et autres trottinettes électriques, dont le marché est en plein essor, se bornent à rappeler les consignes de sécurité qui visent à se protéger, comme le port d'un casque, de gants, de genouillères et de coudières. 
 

Une législation à venir


Une loi sur la mobilité est annoncée en France pour le 10 septembre 2018.  

Pour Edmond Maksym, la législation belge en la matière a valeur d'exemple. "Ce qu'a fait la Belgique, c’est vraiment le bon compromis. Autoriser les gens à emprunter la chaussée avec une limitation à 25 km/h. Je pense que c’est du bon sens. C’est la vitesse d’un vélo de tourisme."  

Cette idée pourrait bien être retenue. Selon la FPMM (fédération des professionnels micro-mobilité), deux propositions sembleraient déjà actées : 
  • l'autorisation de circuler sur les Voies cyclables avec un moteur ne délivrant plus de puissance au delà de 25 km/h
  • l'autorisation d'utiliser les zones apaisées (chaussées limitées à 30 km/h)

En attendant, son périple est à suivre sur son compte Facebook. Si aucun gendarme ne vient lui barrer la route, Pépé Wheeler Troubadour espère atteindre Brest lundi soir au plus tard. 

 

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