JO 2021 - La judokate Sarah-Léonie Cysique vice-championne olympique fait la fierté de son ancien club de l'Aisne

La judokate Sarah-Léonie Cysique a été sacrée vice-championne olympique lundi 26 juillet dans la catégorie -57kg. Une belle médaille d'argent pour l'athlète de 23 ans qui a fait ses premiers pas sur tatamis dans le club de Château-Thierry dans l'Aisne.
La judokate Sarah-Léonie Cysique médaillée d'argent aux JO de Tokyo lundi 26 juillet 2021 dans la catégorie -57kg
La judokate Sarah-Léonie Cysique médaillée d'argent aux JO de Tokyo lundi 26 juillet 2021 dans la catégorie -57kg © Franck FIFE / AFP

C'est avec beaucoup d'émotion que Catherine Adriaenssens, directrice du club de judo de Château-Thierry, a suivi la remise des médailles lundi 26 juillet. Sur la 2e marche du podium, une jeune fille qu'elle connaît bien : Sarah-Léonie Cysique, 23 ans aujourd'hui, sacrée vice-championne olympique à Tokyo dans la catégorie -57kg. 

Il y a quelques années maintenant, alors qu'elle avait à peine 5-6 ans, c'est sur les tatamis de l'Aisne que la jeune judokate fait ses premières prises. "Mon mari l'a entraînée d'abord et puis ensuite j'ai pris le relais quand elle était poussine, benjamine, minime. Elle commençait alors à être bien dedans, bien dans la compétition même si les résultats ne sont pas arrivés tout de suite", confie Catherine Adriaenssens.

"C'est en cadet qu'on a senti du potentiel"

À ce moment-là, rien ne permet de déceler le talent de la petite judokate. "Elle participait bien aux cours, aux tournois, aux compétitions officielles, mais on ne se disait pas tout de suite qu'elle allait devenir cette grande championne. C'est venu au fur et à mesure, c'est vraiment en cadet qu'on a senti qu'il y avait du potentiel", ajoute la directrice du club de judo.

Plus tard, Sarah-Léonie Cysique, accède au pôle espoir de Reims. En Junior, elle s'épanouit dans une plus grosse structure et intègre le pôle France de Strasbourg. Vient alors le goût pour la compétition à haut niveau, en plus de son métier d'agent SNCF en gare de Paris-Nord. En 2019, elle est vice-championne du monde par équipe. Elle concrétise ensuite en individuel avec une médaille de bronze aux championnats d'Europe deux années consécutives en 2020 et 2021.

Viennent alors ces Jeux olympiques, repoussés d'une année pour cause de crise sanitaire. "On la voit aux JO, on se dit tient c'est Sarah, on a du mal à réaliser, confie Catherine Adriaenssens. Ce n'est pas souvent que cela arrive, c'est très valorisant pour le club."

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À deux doigts de remporter l'or

Lundi 26 juillet, c'est une médaille d'or que la jeune judokate est venue chercher. Malheureusement pour elle, en finale, la Picarde est sanctionnée après une prise jugée dangereuse. Le combat s'arrête et son adversaire kosovare est sacrée championne olympique. "Elle tombe sur les cervicales alors que s'il n'y avait pas eu d'action de son adversaire, cela aurait déroulé. Pour moi le Hansoku-make n'est pas mérité, estime son ancienne entraîneuse. Ce qui est frustrant c'est qu'elle était dedans, on voit bien qu'elle dominait bien son combat donc c'est dommage de perdre là-dessus. Mais c'est quand même une belle médaille."

Une belle médaille qui vient couronner des années de travail. "J'étais là pour lui donner les bases, aujourd'hui c'est grâce à elle si elle en est là, affirme la directrice du club de judo. Si la situation sanitaire le permet, on a hâte de célébrer ce titre avec elle dès qu'elle reviendra nous voir."

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