La Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts séduit globalement les élus locaux et les politiques

La Cité internationale de la langue française a été inaugurée ce lundi 30 octobre au château de Villers-Cotterêts, dans l'Aisne. De nombreux élus locaux et politiques étaient présents à l'occasion. Ils ont partagé leur satisfaction tout en mettant en avant les défis à venir face à un tel lieu.

Les élus locaux de l'Aisne sont globalement sur la même ligne. Pour la plupart d'entre eux, la Cité internationale de la langue française, inaugurée ce lundi 30 octobre, constitue une aubaine pour le département.

Un lieu qui va "rayonner"

Le président du conseil départemental de l'Aisne, Nicolas Fricoteaux, voit dans ce projet de belles opportunités de développement. Il décrit "avant tout un sentiment de fierté et de reconnaissance envers le président de la République qui a restauré ce château et qui en a fait un symbole national". Plus encore, cette cité va rayonner et permettre au département de l'Aisne "de retrouver confiance".

Il est persuadé que cela plaira "à la fois aux Axonais mais aussi à toutes celles et ceux qui pensent que la langue française est une belle langue". Lui-même y était le matin de l'inauguration et souhaite y revenir. "Je suis convaincu que celles et ceux qui vont venir seront les meilleurs ambassadeurs pour cette cité", affirme-t-il. Nicolas Fricoteaux n'a pas d'inquiétudes "a priori, mais c'est toujours compliqué de lancer un concept, donc faisons en sorte d'être des ambassadeurs enthousiastes, c'est le cas pour moi-même".

L’intérêt pour les Axonais est économique. C'est également un intérêt de confiance, de fierté. Donc c’est un intérêt à la fois pour exister sur la scène nationale mais également sur la scène internationale. L'intérêt est majeur, il est fort pour les Axonaises et les Axonais.

Nicolas Fricoteaux, président du Conseil départemental de l'Aisne

Satisfaction "collective"

De son côté, l’ancien député de l’Aisne, Jacques Krabal, ne cache pas sa satisfaction. En 2017, ce défenseur de la francophonie avait attiré l’attention d’Emmanuel Macron sur la nécessité de sauver le château. "Je suis comblé de bonheur, de joie, parce que ce n'est pas souvent qu'on a un évènement rassembleur comme c'est le cas aujourd'hui, un évènement qui est porteur d'espoir pour l'avenir d'une manière globale", se réjouit-il.

Il note "une satisfaction personnelle" qu'il ne veut pas feindre. "Depuis que j'y ai emmené le candidat, voir que les promesses sont tenues, c'est une satisfaction très forte". Et au-delà de cette satisfaction personnelle, il y a une satisfaction "collective pour le département de l'Aisne".

D'un point de vue patrimonial, Jacques Krabal décrit cette cité comme exceptionnelle. "Le parcours scientifique autour de la langue est très ludique", décrit celui qui avait des craintes "que ce soit un petit peu formel, un petit peu intello". Il est désormais rassuré : "là, je crois que c'est didactique et accessible aux enfants".

Il s’agit de savoir ce que nous allons faire de ce magnifique équipement qui n’est pas un musée. Il doit continuer de progresser. La langue française est en mouvement, et donc c’est à nous aussi, citoyens - je lance un appel aux collectivités territoriales aussi - de s’impliquer dans la réussite de la Cité internationale.

Jacques Krabal, ancien député de l'Aisne

"La parole de l'Etat a été respectée"

Adversaire politique du président, Franck Briffaut, maire Rassemblement national de la ville, n’a jamais fait obstacle au chantier. "C'est un grand moment pour les Cotteréziens et l'ensemble du territoire, note l'édile. Pendant des décennies, on n'y croyait pas, personne n'y croyait". Pour lui, il faut saluer "incontestablement" ce projet, au-delà des différences qui peuvent exister "entre la République et moi-même".

Il conserve néanmoins certaines attentes. Car désormais, pour faire vivre la Cité internationale dans la durée, il existe encore "un certain nombre de conditions à remplir. Ce qui a été fait n'est pas forcément suffisant". Le maire attend encore un certain nombre d'engagements de l'Etat car "il y a des problématiques à régler" comme l'hôtellerie, la restauration ou encore les problèmes de flux de stationnement.

Un certain nombre de conditions restent à remplir pour que ce projet soit un total succès. Mais je n’ai pas de raisons d’en douter jusqu’à aujourd’hui.

Franck Briffaut, maire (RN) de Villers-Cotterêts

Franck Briffaut émet d'autres réserves sur le parcours. "On est dans un environnement idéologique où on sent bien que la priorité a été mise sur l'universalité de la langue française, ce qui est vrai et ce que je soutiens". Il aimerait néanmoins rappeler que "même si la langue française a pu s'affirmer dans son universalité, c'est d'abord parce qu'elle s'est imposée comme ciment de l'unité nationale". C'est donc d'abord, à ce titre, qu'il voudrait qu'elle soit honorée.

Les politiques n'étaient pas les seuls à avoir des choses à dire sur la Cité internationale de la langue française. Pour l'écrivain Daniel Picouly, ce lieu est "une façon de mettre en majesté la langue". De son côté, Barbara Cassin, membre de l'Académie française, est heureuse de se trouver dans un endroit "consacré à ce qui nous unit en France et au-delà de la France", à savoir le français.

Avec Rémi Vivenot / FTV

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