Vidéosurveillance et fermeture anticipée : une commune prend des mesures face à la recrudescence des vols dans son cimetière

Face à l'augmentation du nombre de vols dans son cimetière, la commune de La Capelle, dans l'Aisne a pris des mesures radicales. Fermeture anticipée ou encore caméras de vidéosurveillance, la municipalité tente d'endiguer le phénomène, en essor sur le territoire.

Désormais à La Capelle, dans l'Aisne, le cimetière ferme ses portes à la nuit tombée. Nouveaux horaires d'ouverture : 8h-17h. Une décision de la municipalité pour lutter contre les vols à répétition et les dégradations constatées sur les lieux.

Comme en témoigne Brigitte, venue fleurir la tombe d'un défunt : "dans certaines jardinières, ils piquent les oignons, ils prennent les fleurs, ça m'est déjà arrivé une fois". Des vols traumatisants pour certains, ajoute Claude, Capellois habitué des lieux, "symboliquement, ça marque, les gens qui fleurissent leurs tombes et puis le lendemain, il n'y a plus rien, oui, ça fait mal". 

3 à 4 vols par semaine

Les employés de la commune sont souvent aux premières loges pour constater les faits. Des vols de fleurs ou d'objets qui se produisent jusqu'à trois ou quatre fois par semaine, en particulier à la belle saison. "Selon moi cela s'aggrave, argumente Norbert Bruniaux, chargé des espaces verts à La Capelle, ce sont des vols récurrents, mais on ne sait pas pourquoi. Les voleurs ciblent les plantes qu'ils vont voler." Pour l'employé municipal, certaines espèces de plantes sont plus recherchées et la période du printemps, saison de plantation, est plus propice aux larcins. 

Cimetière sous surveillance

Sous la pression des habitants, la municipalité de La Capelle a décidé d'agir. En plus de la fermeture avancée du cimetière l'hiver, une caméra sera bientôt installée pour tenter de confondre les auteurs. Coût de l'opération : 10 000 €. Le prix pour surveiller le site d'un hectare. "On est un peu démunis, car nous n'arrivons pas à appréhender les voleurs, explique le maire (divers) de la commune, Johann Wéry, ce sont toujours des on-dit. Mais moi, j'ai besoin d'éléments factuels. La gendarmerie est au courant, il existe des patrouilles pour la Toussaint, mais il faut aller plus loin." La caméra de vidéosurveillance devrait être opérationnelle au printemps.

Avec Rémi Vivenot / FTV

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