Après le Bataclan, “c'est dans notre chair, mais il faut continuer”

Hacène Ayad, le père de Thomas Ayad, assasiné à la terrasse du Café Bataclan, se rendra ce soir à la ré-ouverture de la salle de concert. Aujourd'hui apaisé, il livre un message digne et combatif. 

Par Jeanne Blanquart

Il y a un tout juste, Hacène Ayad perdait son fils. Mort comme tant -trop- d'autres, sous les balles des terroristes. Aujourd'hui, il a décidé de se rendre sur les lieux du drame avec son épouse, pour la ré-ouverture du Bataclan. "C'est un lieu qui a beaucoup d'importance, qui doit à tout prix reprendre vie", explique-t-il. Il y va de manière apaisée, presque sereine. Sa voix est douce, posée. "J'y vais pour deux raisons. D'abord parce que je connaissais bien le lieu. Ensuite parce qu'il est devenu un lieu de résistance", ajoute le père endeuillé. 

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Ce concert, c'est aussi pour lui un moyen de délivrer, "pas un message politique mais un message de vie". Thomas travaillait pour Mercury Records, la célèbre maison de disque. Il baignait quotidiennement dans le milieu de la culture. Pour son père, "ce moment est dans notre chair. C'est important de continuer à lire, à aller au spectacle de voir des expositions. Mais ce qui est important surtout, c'est qu'une nation soit à l'écoute des plus exclus. C'est l'exclusion qui nous a ammené à ça."

Hommages


"La vie elle continue, on ne courbe pas l'échine". Demain, un hommage sera rendu à Thomas Ayad par ses camarades du club de hockey sur gazon d'Amiens. "Thomas était quelqu'un qui a beaucoup apporté au club, qui a compté. Et le club a beaucoup compté pour lui", précise son père. L'hommage sera sobre, il prévient. "Et je les remercie d'organiser ça, vraiment."

Demain aussi, plusieurs cérémonies d'hommage seront organisées à Paris, sur les lieux du drame notamment. Pour ne pas oublier et réfléchir collectivement, serinement, à l'avenir. 

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