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Arras : nouvelle manifestation de policiers en colère jeudi soir

Manifestation de policiers jeudi soir à Arras. / © Twitter / Laurent Mazure
Manifestation de policiers jeudi soir à Arras. / © Twitter / Laurent Mazure

Environ 150 policiers ont de nouveau manifesté jeudi soir à Arras pour dénoncer leurs conditions de travail et soutenir un leader des manifestations
policières entendu au même moment dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) à Paris.

Par YF avec AFP


Pour la 3e fois depuis le début de leur mouvement de colère, environ 150 policiers ont manifesté jeudi soir à Arras. Comme l'indique La Voix du Nord, le rassemblement s'est constitué à 21h30 devant la Direction départementale de la Sécurité Publique du Pas-de-Calais, en chantant La Marseillaise. Puis le cortège, encadré par des motos, s'est dirigé vers la place des Héros, pour rendre hommage à Stéphane Gatteau, un policier mortellement agressé en 2012.

Soutien à un policier convoqué à l'IGPN

Cette manifestation visait aussi à soutenir Guillaume Lebeau, un leader des manifestations policières, entendu jeudi soir au siège de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) à Paris. Selon une source policière, Guillaume Lebeau était convoqué non pas pour avoir manifesté mais pour son "comportement" pendant ces manifestations. Il avait déjà été reçu à ce sujet par le préfet de police et mis en garde, mais n'ayant pas tenu compte de cet avertissement, le préfet a demandé à ce qu'il soit convoqué à l'IGPN. Il s'agit, selon cette même source, d'un "cas isolé et particulier", l'IGPN ne faisant "pas de zèle" pour auditionner les "meneurs" du mouvement. 

A sa sortie au bout de six heures d'audition par la "police des polices", Guillaume Lebeau a déclaré aux journalistes, après avoir salué la vingtaine de manifestants venus le soutenir, ne pas avoir "eu de pression particulière". On lui a reproché "un manquement à la déontologie, de m'être exprimé en public et d'avoir dénoncé les problèmes auxquels on est tous confrontés dans la police", a-t-il ajouté. "A l'heure actuelle, je ne sais pas si je vais être sanctionné", a-t-il déclaré, précisant avoir été informé qu'une sanction peut aller "de l'avertissement jusqu'à la révocation" et qu'aucun délai sur la décision ne lui a été communiqué. Dans ce cas de figure, il appartient à l'IGPN de proposer une éventuelle sanction, mais c'est le préfet de police qui a le dernier mot. 

Les préfets vont recevoir des manifestants

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a demandé jeudi aux policiers de "s'exprimer librement", mais sans "remettre en cause les règles", rappelant notamment qu'il leur était interdit d'utiliser les véhicules de police dans des manifestations. "Je suis aussi très attaché à ce que chacun exprime ce qu'il a à exprimer librement, sans qu'à aucun moment, les règles qui doivent régir la police ne soient remises en cause", a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Consigne a été donnée aux préfets et directeurs départementaux de recevoir des délégations de manifestants afin qu'ils fassent part de leurs doléances, mais aussi pour repréciser et détailler les mesures décidées par le ministre de l'Intérieur (plan de 250 millions d'euros notamment) "dans la concertation et avec le souci de l'écoute", selon des sources policières. Selon ces mêmes sources, le préfet de police a également rappelé que les policiers ne peuvent manifester que "hors service, hors usage des véhicules de police et de (sirènes) deux-tons".

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