Belgique : une enquête ouverte sur un groupe flamand filmant des agressions sur des personnes LGBT

Le groupe de discussion en ligne, sur lequel se trouvent 600 personnes, appelle à s"attaquer aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
En Flandre, un groupe de discussion en ligne, comptant près de 600 membres, est dans le viseur de la justice. Ses membres appellent à la violence envers les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenre) et incitent même à filmer ces agressions.

600 personnes sur Telegram, 5000 sur Instagram

Sur l'une d'elle, on peut voir un jeune violemment roué de coups en pleine rue, tandis que sur d'autres, les agresseurs forcent leur victime à se mettre à genoux, à s'excuser ou à lécher leurs chaussures. "Quand ils m’ont dit ça, j’étais très choqué", a témoigné l'un d'eux à RTL.be. "Je ne savais pas quoi faire. J'étais stressé, je me suis mis à genoux et j’ai dit pardon parce que ce sont des gars dangereux et vous ne voulez pas être frappé. J’ai maintenant très peur de marcher dans la rue". Plusieurs vidéos ont notamment été tournées à Louvain, à l'est de Bruxelles.

Dans ce groupe de discussion appelé "Criminal System", sur Telegram, les utilisateurs se partageaient ces vidéos et appelaient à la violence. Selon Het Nieuwsblaad, il existait également un groupe Instagram réunissant près de 5000 personnes. Les agresseurs cherchaient des informations au sujet de leurs futures victimes, les contactaient en ligne puis les traquaient via leur adresse IP, toujours selon le quotidien flamand. Depuis la parution de l'article, les deux groupes ont disparu, mais la police a ouvert une enquête.

Ce sont des crimes haineux

Wouter Bruyns, porte-parole de la police d’Anvers

"Il est très important de déclarer ces faits parce que si nous ne le faisons pas, c’est comme s’ils ne s’étaient pas produits", insiste Wouter Bruyns, le porte-parole de la police d’Anvers. "À la police, nous travaillons durement sur cette affaire. Nous y accordons beaucoup d’attention parce ce sont des crimes haineux. C’est inscrit de manière claire dans le procès-verbal et un processus de suivi direct peut aussi être établi sur cette base".
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