Belgique : quatre enfants de femmes jihadistes belges de retour au pays

Quatre enfants belges âgés de cinq à huit ans dont les mères étaient parties combattre en Syrie ont été rapatriés lundi en Belgique depuis la Turquie, a annoncé dans un communiqué le parquet d'Anvers (nord).

(Illustration). Des enfants pataugent dans la boue d'un camp de la province d'Idlib, dans le nord de la Syrie le 5 décembre 2019.
(Illustration). Des enfants pataugent dans la boue d'un camp de la province d'Idlib, dans le nord de la Syrie le 5 décembre 2019. © Aaref WATAD / AFP
Selon les médias belges, il s'agit de quatre des six enfants de Tatiana Wielandt, 27 ans, et Bouchra Abouallal, 26 ans, qui s'étaient enfuies fin 2019 du camp du nord syrien où elles étaient retenues avec eux.

Ces femmes, parties en 2013 rejoindre les rangs d'un groupe jihadiste, ont été condamnées par défaut, à Anvers en 2018, à cinq ans de prison pour participation aux activités d'un groupe terroriste, une peine confirmée contre chacune d'elles en appel.


Les plus jeunes restés en Syrie


Sans donner aucune identité, le parquet explique que "quatre enfants âgés de 5, 5, 7 et 8 ans ont atterri aujourd'hui de Turquie à l'aéroport de Zaventem" (près de Bruxelles), alors que "les deux plus jeunes sont restés pour le moment avec leurs mères emprisonnées" dans ce pays. 

Les quatre rapatriés, précise le communiqué, ont obtenu auprès de l'ambassade de Belgique en Turquie les documents de voyage nécessaires. A leur arrivée ils devaient d'abord subir un contrôle médical dans un hôpital d'Anvers, avant d'être présentés à un juge des enfants qui décidera des mesures de protection appropriées, toujours selon le parquet.
 


Une cinquantaine d'enfants toujours en Syrie


Le principe défendu depuis 2017 par le gouvernement belge de "faciliter" le rapatriement de Syrie des enfants de moins de dix ans -dont la filiation belge a été prouvée- a été très peu mis en pratique. Le gouvernement a régulièrement mis en avant l'absence de relais consulaires en zone irako-syrienne pour justifier son impuissance. Ce qui n'est pas le cas en Turquie.

 
En juin, six enfants et adolescents orphelins avaient été rapatriés des camps du nord-est syrien par le gouvernement après qu'une mission humanitaire belge a pu identifier les mineurs les plus en danger. Fin 2019 les autorités belges estimaient qu'il y avait encore dans ces camps syriens sous contrôle kurde une cinquantaine de mineurs belges de moins de douze ans.
  
 
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