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Brexit : dos au mur, Theresa May va demander un report à l'Union européenne

© Ben STANSALL / AFP
© Ben STANSALL / AFP

La Première ministre britannique n'a pas pu soumettre une troisième fois son projet d'accord à la Chambre des représentants.

Par Quentin Vasseur

Le risque d'une sortie "no-deal" est plus proche que jamais, au Royaume-Uni. La Première ministre Theresa May, après avoir vu son projet d'accord refusé deux fois (le 15 janvier, puis le 12 mars) à une écrasante majorité par les députés, n'a pas pu le présenter une troisième fois.
 

Le "speaker" de la Chambre des communes John Bercow a refusé lundi qu'elle le soumette une troisième fois, comme elle le souhaitait, car il s'agissait du même texte déjà rejeté : il existe une règle dans la Chambre des communes qui interdit de voter deux fois sur le même texte pendant une session parlementaire.

Une règle qui n'en a pas moins valu à John Bercow la colère de la presse conservatrice, pro-Brexit, qui l'accuse de saboter le plan de Theresa May.

 

Demande d'un long report

Dans ces conditions, difficile d'imaginer une sortie en douceur le 29 mars, date initialement prévue. Theresa May, qui envisageait de ne demander à l'UE qu'un court report, devrait donc réclamer une extension plus longue.
 
© DANIEL SORABJI
© DANIEL SORABJI

"La réalité, c'est que le meilleur moyen pour que le Brexit se réalise est de soutenir le plan de la Première ministre", ce plan âprement négocié, sur lequel l'Union européenne refuse de revenir et que les députés britanniques ont par deux fois rejeté.

Mais côté européen, pas sûr que le report passe, ou en tout cas il va falloir le justifier. "Si les Britanniques veulent un report, ils doivent dire pourquoi. Nous attendons une initiative crédible. La prolongation n'est pas une solution, c'est une méthode" a déclaré la ministre des affaires européennes Nathalie Loiseau.

 

Que va-t-il se passer ?

Le prochain conseil de la Commission européenne est prévu jeudi et vendredi, et le Brexit en occupera une large partie. Le président de la Commission européenne, le Polonais Donald Tusk, a fait savoir qu'il se prononçait pour un report.
 

le ministre eds affaires étrangères irlandias, Simon Covenay, a même évoqué un report de 21 mois, ce qui repousserait le Brexit au 1er janvier 2021. Un report qui signifierait également que les Britanniques participeront aux élections européennes. 

En revanche, si le report est refusé par l'Union européenne, on se dirigera bel et bien vers un "no deal", c'est-à-dire un Brexit sans accord. Autrement dit, un plongeon dans l'inconnu.
 

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