Le Brexit ne devrait pas affecter les trains Eurostar, selon le patron de la SNCF

Pour Guillaume Pépy, l'Eurostar est devenu trop indispensable.
La gare de Londres Saint-Pancras, en octobre 2016.
La gare de Londres Saint-Pancras, en octobre 2016. © Justin TALLIS / AFP
Le patron de la SNCF Guillaume Pepy a estimé mercredi que les trains à grande vitesse Eurostar, qui font la navette entre Londres et le continent, ne devraient pas être affectés par le résultat des négociations sur le Brexit, tant ils sont devenus indispensables.

"Eurostar est définitivement un service que personne n'imagine être fragilisé ou mis en danger par une quelconque forme de Brexit, qu'il soit 'soft', 'hard', ou quoi que ce soit", a expliqué M. Pepy, qui s'exprimait en anglais devant la presse internationale au salon du ferroviaire InnoTrans, à Berlin.

"Eurostar est quelque chose d'unique entre le Royaume-Uni et la France, et la Belgique bien sûr. Il fait maintenant partie de notre histoire et de notre vie quotidienne. Je ne peux donc même pas imaginer que le Brexit pourrait avoir un quelconque impact sur les opérations d'Eurostar", a-t-il dit.

 

Plus de 10 millions de clients annuels


"Nous travaillons bien sûr avec les deux gouvernements sur les certificats de sécurité, la réglementation, etc., mais en fin de compte, nous avons plus de 10 millions de clients par an, et ces 10 millions de clients comptent sur le service Eurostar", a ajouté Guillaume Pepy.

La compagnie Eurostar est détenue à 55% par la SNCF, à 30% par la Caisse de dépôt et placement du Québec, à 10% par le fonds britannique Hermes Infrastructure et à 5% par la SNCB belge. 
 
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