• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

Ces produits des Hauts-de-France reconnus par un label qualité

Le Maroilles, ambassadeur régional par excellence. / © MaxPPP
Le Maroilles, ambassadeur régional par excellence. / © MaxPPP

« Nos régions ont du talent », scande une célèbre publicité. Dans les Hauts-de-France, une dizaine de produits portent la mention AOP, AOC, IGP ou Label rouge. Tour d’horizon des plus emblématiques.
 

Par Noémie Leclercq

Le Maroilles 

En tarte ou simplement sur du pain, le fromage à l’odeur particulière s’est érigé en symbole régional. D’abord enregistré AOC en 1976, il bénéficie d’une AOP depuis 1996. Le Maroilles est produit uniquement dans les départements du Nord et de l’Aisne, en Thiérache française. Il doit son nom au village éponyme, où les moines affinaient les premiers fromages du type.

Les Prés-salés de la baie de Somme 

Contrairement à ce que l’appellation laisse penser, les « prés salés » sont des agneaux élevés dans les pâturages côtiers, régulièrement inondés par la mer. Seules quelques races sont adaptées aux conditions climatiques particulières. Les agneaux se nourrissent d’une herbe iodée, ce qui donne un goût particulier à leur viande. L’élevage ovin les pieds dans l’eau est protégé par une AOC depuis 2007.

L’ail d'Arleux

Des tresses d’ail fumé, dont les habitants d’Arleux sont très fiers. Obtenu à partir d’ail rose de printemps, il est d’abord séché au soleil, puis fumé à la tourbe. Seuls une vingtaine de producteurs perpétuent ce savoir-faire. L’ail d’Arleux est protégé de la contrefaçon par une IGP depuis 2010.

Le Lingot du Nord

Son nom laisse songer à des bonbons et pourtant, le lingot du Nord désigne une variété de haricots. La vallée de la Lys et son sol riche en argile assure la bonne tenue des haricots à la cuisson. Ils sont séchés en « perroquet », c’est-à-dire en gousse et à la verticale, pendant environ 3 semaines. Le lingot du Nord est doublement protégé par une IGP et par un Label Rouge. Pour bénéficier de ces appellations, les haricots doivent être triés à la main.

Volailles fermières de Licques

Poulets, pintades, dindes, poulardes, chapons : dans la commune du Pas-de-Calais, les volailles sont reines. Label Rouge, elles doivent être abattues à minimum 81 jours, pour atteindre la maturité sexuelle et donc avoir une viande plus ferme. Le cahier des charges du signe qualité comprend également une alimentation 100% végétale, à base de céréales. Aucune graisse, farine d’origine animale ou antibiotique n’est autorisée.

Pomme de terre de Merville

Elle pourrait être une vulgaire Bintje, pomme de terre la plus cultivée du pays et de Belgique. Mais l’appellation « pomme de terre de Merville », IGP, est réservée aux bintjes produites dans à la vallée de la Lys (encore!), et plus précisément dans une des 43 communes répertoriées. Ce qui fait la différence ? Une terre riche en argile qui donne une patate goûtue, moins farineuse que la bintje classique.

L’endive de pleine terre

Le fameux « chicon », adoré en gratin, est Label Rouge depuis 2014. Elle doit sa qualité supérieure à une méthode de production en pleine terre donc, et non pas en « salle de forçage ». Résultat, une texture plus ferme qui apporte du croquant lorsqu’elle est crue. Cuite, elle devient fondante et caramélise. Point bonus : elle est très diététique, puisque composée à 95% d’eau et riche en oligoéléments, minéraux et fibres naturelles.

Saint-Jacques du Comptoir des pêcheurs boulonnais

C’est l’addition la plus récente au palmarès ch’ti des signes officiels de la qualité et de l’origine. Depuis le 16 novembre 2018, la qualité de la chaîne de production boulonnaise, allant du pêcheur jusqu’à la distribution, est identifiée Label Rouge. Pour en bénéficier, la coquille doit être vendue « en criée », c’est-à-dire en public et aux enchères, moins de 36 heures après la pêche.

Le Neufchâtel

Pour le Neufchâtel, les frontières sont poreuses entre les Hauts-de-France et la Normandie. Le fromage en forme de cœur est produit à base de lait de vache dans le pays de Bray. A cheval sur la Seine-Maritime et l’Oise, il bénéficie d’une AOC depuis 1969.
 

AOC, AOP, Label Rouge, IGP : quelles différences ?

Signes de qualité pour les consommateurs, ces labels sont avant tout une garantie anti-contrefaçon pour les producteurs. Ceux-ci doivent respecter un lourd cahier des charges pour avoir droit à l’appellation en question (« endive de pleine terre », « maroilles »…). Ils assurent par exemple une méthode de production ou une provenance.

Appellation d’origine protégée (AOP) : Les principales étapes de productions dépendent d’un savoir-faire reconnu, dans une aire géographique précise. L’AOP est un signe européen qui protège les produits dans toute l’Union européenne.

Appellation d’origine contrôlée (AOC) : Les produits AOC répondent à des critères similaires à ceux nécessaires à l’AOP, mais protègent la dénomination en France. Elle peut être une étape vers le signe européen.

Depuis 2012, les produits bénéficiant des deux appellations ne doivent porter que le signe AOP. Seuls les vins peuvent porter la mention AOC.

Indication géographique protégée (IGP) : Là encore, c’est un sigle européen. Il permet d’identifier un produit dont la qualité ou la réputation est due à son territoire de production. Il est applicable aux produits agricoles, agroalimentaires et viticoles.

Label Rouge : Bien connu des consommateurs, le label rouge est un signe français qui atteste de la qualité supérieure d’un produit par rapport aux produits similaires.

Source : draaf Hauts-de-France
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Enquêtes de région : “Notre cher patrimoine”

Les + Lus