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Christophe Porquier quitte EELV

© F3 Picardie
© F3 Picardie

Le vice président du conseil régional Christophe Porquier claque la porte d'Europe écologie les Verts. Il ne digère pas, faute d'entente, la division à gauche pour les futures régionales face à la montée du Front National. Il appelle les communistes, les Verts et le PS à se réveiller et à s'unir...

Par Arrantxa Belderrain

Militant de l’écologie politique depuis 26 ans, Christophe Porquier a participé à la fondation des Verts dans la Somme et en Picardie.

Aujourd’hui, je fais le choix de me retirer de la liste et de quitter le parti EELV pour reprendre une totale liberté de parole et d’action au plan régional.







Une décision très difficile à prendre pour Christophe Porquier au regard de son engagement ancien dans ce parti, qu'il a contribué à créer localement

Mais quand l’extrême-droite est aux portes du pouvoir, il faut savoir prendre ses responsabilités et ne pas tergiverser.

La décision prise par l’Assemblée générale Nord-Pas-de-Calais / Picardie d’EELV, le 12 septembre, de constituer une liste avec le PG  est  à mon sens une double faute politique que je me refuse à cautionner plus avant.


Il était l'invité dans notre journal hier soir : 

Départ de Christophe Porquier d'Europe écologie les Verts

 

Christophe Porquier lance un "appel pour un Front populaire régional, de gauche et écologiste"....

"La possible victoire de l’extrême-droite place tous les républicains devant leurs responsabilités,  à commencer par les partis de gauche et les écologistes.

Le risque de l’extrême-droite, c’est bien sur un risque électoral avec les scores prêtés à Marine Le Pen dans plusieurs sondages,  mais  il est aussi dans le basculement démagogique de certains élus de droite – pas tous, fort heureusement - vers les mêmes idées, quand il s’agit de refuser l’aide aux réfugiés de guerre, ou de créer un « ministère de l’Autorité » unissant police et justice, comme l’a proposé Xavier Bertrand. 

L’extrême-droite n’est pas une fatalité, mais il serait tout aussi dangereux de la banaliser.  Les propos tenus à propos des réfugiés viennent nous rappeler que cette extrême-droite ne s’est pas « normalisée », elle est restée celle du conflit généralisé, entre les peuples et entre les Français.  Les réponses de Marine Le Pen jettent de l’huile sur le feu, désignent des « coupables », mais n’apportent aucune solution.

Nous devons nous dresser contre cette menace,  mais nous devons surtout proposer un autre avenir.

Or il faut bien faire le constat que les listes des partis, trop repliés sur eux-mêmes, semblent aujourd’hui incapables de créer la dynamique politique dont la région a besoin. 

Si tout est bloqué, il faut savoir sortir du cadre. Des mobilisations citoyennes se sont déjà constituées en ce sens (cf. Appel aux femmes et aux hommes de bonne volonté lancé à Lille)."

Il nous faut aujourd’hui un electro-choc pour bousculer les mauvaises bases sur lesquelles la bataille est aujourd’hui engagée et redonner confiance et motivation à celles et ceux qui veulent une réponse politique face au FN et à la droite.

Notre grande région Nord-Pas-de-Calais / Picardie, est une région très ouvrière, très rurale aussi, où beaucoup d’ habitants sont meurtris par la crise.  C’est cela le premier défi.     

Il est possible de poursuivre ou d’inventer ici, dans notre région, une politique audacieuse et originale qui soit émancipée de la politique actuelle du gouvernement et des stratégies présidentielles.

Nous avons besoin d’une liste et d’un programme régional, ouvert, citoyen, qui rassemble, rassure, explique…  et propose d’agir concrètement pour l’emploi et la formation, l’éducation, les transports, la santé, la transition écologique…

Faisons la démonstration concrète qu’une autre voie est possible, ici, dans notre région, en unissant nos forces, sans nier l’identité et l’originalité de chacun, et nous aurons la réponse politique à l’extrême-droite de Marine Le Pen ou la droite dure de Xavier Bertrand.
 
Nous avons besoin d’un Front populaire régional, écologiste et social, héritier de l’union que la gauche a su réaliser dans les conditions dramatiques des années 30, pour retrouver l’espoir et redonner du sens à l’engagement à gauche dans cette région. 

Dans des circonstances exceptionnelles, la gauche peut se dépasser et apporter une réponse exceptionnelle.  Ne restons pas les bras croisés : Faisons-le !"

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