Coronavirus : après ceux d'Amiens, les détenus de la prison de Laon organisent une collecte de fonds pour les soignants

Comme les détenus de la prison d'Amiens, ceux de Laon ont organisé une collecte pour les personnels soignants. / © FTV
Comme les détenus de la prison d'Amiens, ceux de Laon ont organisé une collecte pour les personnels soignants. / © FTV

L'initiatitive vient des détenus eux-mêmes : à l'exemple de ceux d'Amiens, les prisonniers de la prison de Laon dans l'Aisne ont décidé de donner de l'argent pour les soignants. Une collecte a été mise en place.

Par Jennifer Alberts


La collecte est ouverte depuis le lundi de Pâques et prendra fin le 28 avril. Les détenus de la prison de Laon, dans l'Aisne, ont décidé de donner une partie de leur argent pour les soignants.
 


Des virements sont faits depuis le compte que tous possèdent au sein de l'établissement pénitentiaire. Le montant est laissé à la discrétion du détenu et est pris sur le "pécule disponible". C'est la partie dont dispose le prisonnier pour améliorer son quotidien de détention. L'argent vient de sa famille.

C'est à la prison d'Amiens que la première collecte a vu le jour. Les détenus ont donné au total 1055,50 euros. Une somme qui a été ensuite reversée au CHU. "Nous avons dû repousser la date de clôture de la cagnotte, explique Fayçal Boucennale directeur adjoint de la maison d'arrêt. Certains détenus voulaient absolument donner quelque chose mais ils attendaient un virement de leur famille." Avant de raconter la génèse du projet : "Des détenus sont venus nous parler de cette initiative après en avoir parlé entre eux. Ils voulaient apporter leur soutien au personnel soignant. Nous l'avons accompagnée en distribuant des flyers explicatifs dans les cellules et en diffusant un message sur la canal interne de la télé."

Pour le moment, Amiens et Laon sont les deux seules prisons des Hauts-de-France à avoir organisé une collecte de fonds à destination du personnel des hôpitaux. "Mais les détenus d'autres établissements pénitentiaires de la région ont émis le souhait de faire la même chose", nous explique-t-on à la direction interrégionale des services pénitentiaires.

 

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