Coronavirus : "Le Jour d'Après", 60 parlementaires lancent une plateforme de propositions citoyennes

Quatre députées des Hauts-de-France font partie des signataires.

L'Assemblée nationale quasiment vide pendant le confinement
L'Assemblée nationale quasiment vide pendant le confinement © Alain JOCARD / POOL / AFP
Déjà 15 millions de pages vues et 2 300 contributions. Une semaine après son lancement, la plateforme de consultation du collectif "Le Jour d'Après" marche fort. C'est le cas de le dire puisque c'est un groupe d'une soixantaine de Marcheurs et ex-Marcheurs de LREM qui en est à l'origine ; dont quelques PS et anciens Verts. Pour faire simple : l'aile gauche de la Macronie, convaincue qu'il y aura un avant et un après à cette crise du Covid 19, convaincue que la Majorité (qu'elle soutient) devra engager le pays vers de profonds changements. L'adresse lejourdapres.parlement-ouvert.fr recueille donc les propositions des internautes. Sans surprise, ce sont les sujets en lien avec la santé, l'alimentation, la solidarité, la biodiversité qui sont les plus attendus, les plus débattus par les citoyens. Comme par exemple l'urgence de relocaliser la production de matériel et produits stratégiques (on pense évidemment aux fameux masques FFP2), les circuits courts, le télétravail.
 
A l'origine de la plateforme, il y a le turbulent député LREM de Maine-et-Loire, Matthieu Orphelin. Et parmi les signataires : la députée LREM du Pas de Calais, ex PS, Jacqueline Maquet ; la députée ex-LREM du Nord, Valérie Petit ; ou encore la députée LREM de La Somme, ex-EELV, Barbara Pompili. Turbulentes elles aussi. 


C'est évident qu'on ne va pas recommencer comme avant !

 
Valérie Petit semble toutefois faire figure d'exception. "Moi, je suis plutôt l'aile droite du groupe", constate la jeune députée de la 9ème circonscription du Nord (Lille, Marcq, Tourcoing). Elle se définit comme "loyale mais pas obéissante". Elle avait quitté La République En Marche, l'an passé, après n'avoir pas obtenu la tête de liste aux municipales à Lille. "Mais nous avons en commun quelque chose qui me tient particulièrement à coeur : la démocratie participative. Je me demandais justement, une fois la crise passée, comment organiser mon agenda politique, comment j'allais revenir dans ma circonscription, quelles allaient être les priorités des gens, les urgences. LeJourdAprès peut m'y aider. Je ne veux pas que quelques technocrates nous pondent un programme de reconstruction du pays sur un coin de table. Je veux savoir ce que les français attendent ; et surtout, ce qu'ils sont prêts à changer."
 
Jacqueline Macquet est d'une autre génération. 70 ans, convertie au macronisme après quatre décennies au PS, députée socialiste en 2007, elle a assuré sa réélection dix ans plus tard en basculant vers La République En Marche, dans la deuxième circonscription du Pas de Calais (Arras Dainville). "Regardez de près la liste des parlementaires qui lancent la plateforme, constate t-elle. Pour la plupart, ce sont des élus qui ont "un peu de bouteille". Expérimentés. Déjà prêts pour revenir sur les méthodes de travail en ce qui concerne la réforme des retraites ou du chômage. Bien avant la tragédie du Covid, on avait déjà des choses à dire. C'est évident qu'on ne va pas recommencer comme avant ! " 
   
Avec des mots différents, Jacqueline Maquet formule le même voeux que Valérie Petit : "Je ne veux pas qu'un haut fonctionnaire, d'un seul coup de crayon, décide de l'avenir de notre pays." Clôture de la plateforme fin avril. Synthèse mi-mai.

 
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