Covid-19 : quelles sont les agglomérations des Hauts-de-France les plus touchées par la cinquième vague ?

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Écrit par Yacha Hajzler
Une soignante s'apprête à procéder à un test PCR - Photo d'illustration.
Une soignante s'apprête à procéder à un test PCR - Photo d'illustration. © Christian Charisius / MAXPPP

Toutes les agglomérations des Hauts-de-France, à quelques rares exceptions, ont vu leurs taux d'incidence au covid-19 augmenter dramatiquement en l'espace d'une semaine. Lille est la première concernée, quand Soisson échappe encore à la vague épidémique.

C'est officiel depuis quelques semaines déjà : la France est entrée dans une fulgurante cinquième vague de contaminations au covid-19. Jeudi 25 novembre, le ministre de la Santé Olivier Véran généralisait à toutes les classes d'âges la troisième dose de vaccin et y conditionnait l'accès au passe sanitaire. Le 26 novembre, le port du masque en extérieur redevenait obligatoire dans le Nord et le Pas-de-Calais, bientôt suivis par l'Oise et la Somme

Moindre respect des gestes barrières, circulation du variant Delta, immunité collective pas encore atteinte... Cette cinquième vague s'explique par un ensemble de facteurs concomitants. La diffusion à échelle mondiale du variant Omicron, venu d'Afrique du Sud, et présentant un risque très élevé, aggrave encore la situation : 8 cas auraient été recensés en France. 

Lille dans le rouge, Soissons épargnée : et dans votre agglomération ?

Dans les Hauts-de-France, alerte l'ARS, la cinquième vague de l'épidémie progresse à un rythme galopant. Le taux d'incidence a atteint 193 cas pour 100 000 habitants le 26 novembre. Un bond de 57% en une semaine, et une progression ininterrompue : alors que le seuil d'alerte est toujours fixé à 50, les Hauts-de-France atteignent 266. C'est dans le Nord que le virus se diffuse le plus rapidement : 342 cas sur 7 jours pour 100 000 habitants. L'Oise est le département le plus épargné, avec 172 cas. 

La situation épidémiologique, donc, évolue vite, même si tous les territoires ne partent pas du même point. Entre le 8 et le 14 novembre, par exemple, Abbeville et ses environs présentait un taux d'incidence dit "non-significatif", même si supérieur à 20. Une semaine plus tard, ce même taux avait dépassé la barre du 50. Dans l'agglomération de Lille, le taux d'incidence était supérieur à 100 et a depuis franchi la barre des 250. 

C'est d'ailleurs autour du secteur de Lille que s'est étendu la hausse des contaminations : les zones d'Avesnes-sur-Helpe, Vervins, Douai et Valenciennes au sud de l'agglomération, et de Lens, Arras, Béthunes et Dunkerque, au Nord-Est, sont entrées dans une phase critique. Seuls zones épargnées : le sud de l'agglomération de Péronne, et le sud de l'agglomération de Soissons présentent encore des taux "non-significatifs"

 

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