Fausse couche d'une caissière d'Auchan à Tourcoing : un cas “révoltant” selon Manuel Valls

L'ex-Premier ministre Manuel Valls lors d'un discours de campagne à Villemoustaussou (Aude) le 12 décembre. / © RAYMOND ROIG / AFP
L'ex-Premier ministre Manuel Valls lors d'un discours de campagne à Villemoustaussou (Aude) le 12 décembre. / © RAYMOND ROIG / AFP

L'ex-Premier ministre et candidat à la primaire de la gauche s'est exprimé mercredi soir sur le cas de la caissière du magasin Auchan City à Tourcoing qui a été victime d'une fausse couche sur son lieu de travail et qui accuse l'entreprise.

Par AFP

Manuel Valls a dénoncé mercredi dans un message intitulé "Tracer le chemin vers plus de progrès social" sur sa page Facebook le cas "révoltant" de la caissière de Tourcoing ayant fait une fausse couche à son poste, y voyant la marque d'une société "déshumanisée" et assurant qu'il ne peut y avoir de projet d'avenir qui n'intègre la question "du respect au travail".

"Le cas de cette caissière de l'enseigne Auchan qui a fait une fausse couche sur son lieu de travail est révoltant", s'indigne M. Valls, à l'unisson de la CGT qui a révélé l'affaire.

Tracer le chemin vers plus de progrès social

Je considère qu'il n'y a pas de projet d'avenir qui n'intègre pas, en plus du progrès technologique, de l'innovation, cette question de la dignité, du respect au travail. C'est cela, aussi, la valeur travail. Et qui, sinon la gauche, pour porter cela !


"S'il faut, bien sûr, attendre que toute la lumière soit faite, les premiers éléments de témoignage - cette femme à qui l'on a refusé de faire une pause, qui a dû se faire évacuer par les secours, et qui de surcroît, après cet événement douloureux, s'est fait déduire une semaine de salaire - indiquent un manque total de décence, d'humanité, de l'empathie la plus basique", fustige l'ancien Premier ministre, candidat à la primaire du PS et de ses alliés.


"C'est la marque d'une société déshumanisée, où l'humain est devenu une variable d'ajustement (...) Je considère qu'il n'y a pas de projet d'avenir qui n'intègre pas, en plus du progrès technologique, de l'innovation, cette question de la dignité, du respect au travail", assure M. Valls, très décrié à gauche et parmi les syndicats pour son inflexibilité sur la loi travail.

Rappelant le bilan du gouvernement - retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, compte pénibilité -, l'ex-Premier ministre dit croire qu'il "faudra aller plus loin".

"Le progrès, c'est aussi la qualité de vie, l'articulation entre vie personnelle et professionnelle, notamment pour les femmes. C'est leur permettre de ne pas programmer leur grossesse en fonction de leur poste. (...) Voilà le nouvel horizon de progrès que la gauche portera dans le grand débat qui s'ouvre devant les Français", conclut-il.

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